Morgan Lagravière et Nicolas Lunven ont pris à 13h30, au Havre, le départ de la Transat Jacques Vabre, leur première course majeure en IMOCA. Après une entrée en matière tout en douceur, le tempo va rapidement s’accélérer à l’approche d’une dépression très creuse qu’il faudra négocier dès la sortie de la Manche.
Cette première embûche sur la route du Brésil n’entame en rien l’enthousiasme du duo de Safran qui va enfin pouvoir se confronter à la concurrence au large….
tjv_2015_depart   Vincent Curutchet / DPPI /Safran

C’est à 7h30 ce dimanche matin que Morgan Lagravière et Nicolas Lunven ont largué les amarres pour sortir du bassin Paul Vatine. La concentration se lisait sur les visages des skippers de Safran qui semblaient déjà entrés dans leur course. A quelques heures du départ, tous deux ressentaient une appréhension – compréhensible –  avant d’aborder leur première grande traversée en 60 pieds IMOCA. « Mais le fait de partir à deux est rassurant, souligne Morgan. Et finalement, notre statut de bizuths nous enlève une part de stress car nous ne savons pas vraiment ce qui nous attend. » Au terme d’une période d’avant course bien chargée, les deux marins sont impatients d’en découdre. « On a senti l’ambiance monter petit à petit dans le bassin du Havre, explique Nicolas. Il est temps de partir maintenant ! »

Du mou avant de rentrer dans le dur

Le départ de cette 12e Transat Jacques Vabre sera donné dans des conditions légères. « Nous sommes quasiment au coeur d’un anticyclone avec un ciel dégagé et un vent très faible (moins de 5 noeuds) », confirme Morgan. Après le coup de canon libérateur, Safran et les 19 autres IMOCA en lice se sont élancés pour un parcours de 16 milles vers Etretat. Puis la brise de secteur sud-est devrait s’établir à une petite dizaine de noeuds en fin d’après-midi avant de grimper jusqu’à près de 20 noeuds dès la première nuit en mer. Mais c’est bien la négociation d’une dépression très creuse qui occupe tous les esprits. «  L’adrénaline va monter progressivement à mesure que l’on s’approchera de cette dépression qu’il faudra contourner d’un côté ou de l’autre, explique Morgan. Nous allons heureusement pouvoir nous acclimater à bord avant que les conditions de vent et de mer ne se dégradent jusqu’à devenir extrêmes, au troisième jour de course. »

« A nous de jouer ! »
Pour Morgan Lagravière et Nicolas Lunven, il s’agira alors de trouver le bon compromis entre logique de performance et préservation du matériel. « Nous allons gérer la situation intelligemment, sans prendre de risques, assure Morgan. Il faudra garder la tête sur les épaules, prendre les bonnes décisions pour servir le premier objectif qui est d’arriver au Brésil. » Pour faire face à ces conditions sportives, le tandem de Safran pourra compter sur une bonne entente et une préparation aboutie. « Un énorme travail a été effectué sur le bateau par toute l’équipe technique, que nous remercions chaleureusement. Maintenant c’est à nous de jouer ! » concluent les deux skippers.

En savoir plus: http://safran-sailingteam.com/fr/media/20151025_depart-de-la-transat-jacques-vabre-les-skippers-de-safran-impatients-den-decoudre#sthash.MyE07r4o.dpuf

    Imprimer Commenter Partager

    Laisser un commentaire