A travers les grosses dépressions « Mirabaud, un bateau solide »

Au cœur de ces furies océanes qui ont contraints des bateaux à l’abandon, et ont causé de multiples soucis aux concurrents, le couple Dominique Wavre et Michèle Paret ont géré au mieux leur navigation.

Quasiment tous les duos ont souffert de bricoles plus ou moins graves lors de ce nouveau coup de chien. Le Mirabaud n’y a pas échappé.
« Les prémices d’une nuit difficile ( celle du 6 au 7) avaient démarré dès l’après-midi avec des pannes de pilote à répétition et des vracs du bateau à la clé », raconte Michèle Paret.
« Ce fut plus délicat à gérer dans la nuit noire qui a suivi dans 35 noeuds de vent. Un nouveau départ au tas et nous nous retrouvons cette fois le bateau complètement couché sur la tranche, ballasts pleins et quille sous le vent ! C’est une chance que les aériens n’aient pas été touchés car je pense que la tête de mât n’était pas loin de l’eau. A cet instant il faut réussir à aller à la manœuvre tout en escaladant des parois devenues verticales !
Sur le bord de reaching, le lazzy bag nous a lâchés, il n’a pas résisté aux énormes poches d’eau dans la grand-voile. C’est une avarie dont nous nous serions bien passés, une partie de la grand-voile est maintenant sur le pont, nous allons essayer de réparer dès que ce sera possible, avec le prochain coup de vent qui plane déjà au-dessus de nos têtes… »
MIRABAUD@ B Stichelbault« Mais la bonne nouvelle, c’est que le Mirabaud est solide et que nous sommes en bonne forme», se réjouit Dominique.

Les deux navigateurs se portent bien même si la fatigue se fait sentir. « C’est vrai que nous n’avons encore jamais pu dormir convenablement depuis le départ », raconte Dominique. « Et la nuit passée était particulièrement épuisante pour nous car nous avons un problème de pilote automatique qui nous oblige à être en veille permanente. »
Le dernier message de ce jour adressé  par Michel Paret :
« Un dernier petit front aux pays des rêves
Et voici mon quart de repos qui pointe le bout de son nez, avec ce que nous vivons en ce moment il est toujours le bienvenu. Direction ma chère bannette avec mon Ipod, et les contes et légendes bretonnes dans les oreilles afin de m’endormir en compagnie des fées, de Merlin et des princes charmants. Tout un programme…
Quand environ 45 minutes plus tard un prince charmant, la barbe naissante, le cheveu hirsute et de surcroit trempé, arrive. En plus de ça il me tient un discours curieux : « Mich va falloir prendre un ris de plus, il y a plus de 35 noeuds ! »
 » Puis c’est une douche glacée en pleine poire qui me cueille dès ma sortie dans le cockpit, qui finira de me sortir de mes doux rêves ! Le retour à la réalité est brutal, le Mirabaud est en train de s’emballer ! Il faut vite le prendre ce ris et tant qu’on y est mon prince charmant, celui en ciré musto, m’annonce : « on va dérouler la trinquette et rouler le foc ! »

Non décidément les rêves c’est plus ce que c’était… »

Mirabaud était au classement de 20H00, le 8 novembre en 9ème position à environ 242 000 miles de Virbac Paprec qui mène en ce moment la flotte des 9 bateaux encore en course.

Pour suivre l’aventure de Mirabaud rendez-vous sur lme site : http://www.dominiquewavre.com/

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