Ambition urgente : sauvegarder la haute mer

La réunion de l’ONU sur la biodiversité de la HAUTE MER est terminée : et LE BATEAU DE HAUTE MER met la voile (lentement)
A l’issue de la première réunion post-Rio +20 afin d’envisager des mesures juridiques pour la protection de la haute mer, High Seas Alliance (HSA) a conclu que le navire a doucement appareillé et malgré des vents contraires glacials, a malgré tout, bien mis la voile.

De nombreux États, y compris le G77, la Chine, l’Union européenne, l’Australie, le Mexique et la Nouvelle-Zélande y ont assisté dans le but d’entamer des négociations en vue d’un nouvel accord et de le mettre en œuvre, conformément à la Loi de la Convention de la mer (UNCLOS), pour protéger et conserver la biodiversité marine de la haute mer.
biodiversité marine - dauphin photo A.Cassim
Malgré la position d’une petite minorité  qui est restée sur ses positions, la réunion de l’ONU sur la biodiversité marine, connue sous le nom BBNJ, a accepté de poursuivre la discussion et a réaffirmé son engagement pris lors de la Conférence Rio +20, et son ambition de sauvegarder la haute mer, décidant d’établir un nouvel instrument international et un processus pour en préparer les négociations.

La BBNJ est déterminée à  continuer à travailler sur cette négociation et  à la réaliser dans les délais de Rio +20.
Ce processus a maintenant officiellement commencé vers un type de protection de la haute mer que les scientifiques, la société civile et de nombreux gouvernements considèrent comme essentiel.

Sofia Tsenikli membre de HSA de Greenpeace International, a déclaré:
«Les gouvernements ont de nouveau choisi d’investir plus de temps à parler plutôt que d’agir pour sauver les hautes mers. L’horloge de l’océan tourne, nous espérons que les pays cessent de traîner les pieds lors de la prochaine ronde de négociations, et donnent enfin le feu vert qu’ils auraient dû donner à Rio l’an dernier pour un nouvel accord de protection de la haute mer et de la vie marine, dont nous dépendons tous pour survivre. »

Le document final de Rio+20 insiste sur le fait que les États devraient prendre une décision sur l’élaboration d’un tel instrument vers la fin de la 69e session de l’Assemblée générale de l’ONU.
Cette session commence en Septembre 2014 et durera 12 mois.

La décision d’exclure la société civile des débats a provoqué une grande préoccupation lors la réunion.
La haute mer est un bien commun mondial, appartenant à toute l’humanité mais High Seas Alliance (qui représente à lui seul des dizaines de millions de citoyens à travers ses membres) et d’autres groupes se sont vu refuser la possibilité de contribuer à la gestion de cette zone.
The High Seas Alliance a demandé instamment à la BBNJ d’assurer l’implication de la  société civile afin qu’elle soit pleinement représentée dans ses prochaines réunions.
Lisa Speer de NRDC a déclaré: « la haute mer appartient à toute l’humanité, et il est dans l’intérêt de l’humanité toute entière que la société civile participe à des discussions sur son avenir et que ces discussions soient ouvertes, transparentes et inclusives. Il ne peut y avoir aucune justification à l’exclusion des scientifiques, des universitaires, des experts juridiques et des représentants de millions de personnes discutant sur l’avenir des océans « .

 

FIN

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