Arrivée au petit jour du voilier aux couleurs de la Martinique, bel oiseau blessé, mais équipage heureux !

La nuit a été longue pour Gaston Talba et Albert Lapiquonne, l’équipage du voilier « La Martinique dans la course », mais aussi pour tous ceux qui les attendaient ..
Prévus arriver en fin de nuit, ils n’ont pu franchir la ligne d’arrivée qu’au petit matin.
Le vent a molli après qu’ils aient doublé l’Ilet Cabris, et la portance sur leur petite voilure était presque nulle.
Plusieurs embarcations sont allées à leur rencontre et les ont aidés moralement sur ces derniers  milles. 2 bords ont été nécessaires dans la baie du Marin avant le passage de la ligne.

Dans la nuit claire le voilier est apparu sous gréement de fortune .
Après avoir démâté en milieu de course alors qu’il était en la 40ème position, Gaston Talba et Albert Lapiquonne ont pu gérer cette avarie.
« 4 fois, nous dit Gaston, j’ai dû monter sur ce qui restait de mât afin de fixer le tangon sur ce qui pouvait l être et organiser ainsi un gréement de fortune »

Comment cela s’est passé :
Gaston à la barre, un jolie vitesse, le spi lourd, un vent un peu top fort, et stupeur le mât se brise net et sec.
Il est fort heureusement  14H00, les deux hommes vont s’affairer sans relâche et reprendront leur course sans demander assistance.

Une première  participation pour un équipage martiniquais dans la Transquadra, une course terminée,  mais avec déjà dans l’esprit des deux marins de repartir, et qui, disent-ils « savent maintenant ce qui aurait à améliorer sur le bateau  » les voiles essentielles dont un spi plus léger  » un point important et sur lequel insiste fortement Gaston , car ajoute-t-il si on avait eu ce type de voile on n’aurait pas démâté, notre spi était  trop lourd »
Derrière le sourire des deux antillais, se laissait poindre cette tristesse d’avoir démâté, et aussi beaucoup de la fatigue, car, précisé par Albert  » c’était dur, on devait tout le temps rester très attentif à la marche du bateau »
Mais le bonheur de retrouver leur île, leur famille et amis, ainsi que cette commune du Marin, leur port d’attache – à noter que le Maire Rodolphe Désiré était aussi parti en mer les accueillir – a vite dissipé cette grande déception.

Le temps de la course, forcément rallongé, leur a permis de bien analyser le comportement du voilier, des points à améliorer et d’imaginer un nouveau projet pour la prochaine Transquadra.

Un hommage à René Bodin

Quoiqu’il en soit la participation d’un équipage martiniquais dans cette course aura aussi été l’aboutissement d’un rêve, celui de Réné Bodin qui aurait dû être à la barre de ce bateau « La Martinique dans la course » mais que le destin n’aura pas permis d’accomplir, car parti trop tôt.

Lucie Bodin son épouse a su en quelque sorte représenter à travers sa gentillesse et son efficacité auprès des coureurs, celui ici tant regretté.

www.transquadra.com

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    Une réponse à Arrivée au petit jour du voilier aux couleurs de la Martinique, bel oiseau blessé, mais équipage heureux !

    1. gGaston dit :

      Concernent la surface de spi j’aurais préféré un petit spi lourd pour le gros temps au lieu du spi lors du démâtage .
      Nous avons une réunion le 14 pour la prochaine transquadra . Le choix du bateau n’est pas encore arrêté mais ça ne saurait tarder . J’ai un goût de pas fini dans la bouche . Bonne année à tous . Amitiés

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