Au CIMER le secteur nautique Français se positionne

Une étape importante et la marque de la reconnaissance du secteur nautique Français.
Le Premier ministre a ouvert ce matin les assises de l’économie de la mer au Havre.

A cette occasion, il a salué la démarche unitaire du monde du nautisme et de la plaisance qui rassemble 5000 entreprises et 9 millions de pratiquants.

M. Edouard Philippe a annoncé l’engagement de l’Etat aux côtés de ce secteur qui participe à « l’économie de demain ».
Trois mesures viennent illustrer cet engagement :
la déconstruction des bateaux de plaisance, l’évaluation du poids économique de la filière et la création d’un comité du nautisme et de la plaisance rassemblant l’Etat, les Régions et les professionnels.

L’Etat propose un vrai contrat à l’industrie nautique pour la déconstruction des bateaux hors d’usage

Le CIMER marque l’aboutissement d’une étape collaborative avec les différents administrations (DGPR, DAM, DGE), sous l’autorité de Matignon.
La filière de déconstruction (Responsabilité du producteur – REP) devra être opérationnelle au 1er janvier 2019 et aura un objectif de déconstruction de plus de 20 000 bateaux entre 2019 et 2023.
Cet accord a été rendu possible grâce à un double arbitrage du Premier Ministre sur le champ d’application ainsi que sur le financement du stock historique de la déconstruction.

« Voilà des semaines que nous travaillons de concert avec les ministères de la transition écologique et de l’économie. Nous avons un an devant nous pour reprendre le décret installant la REP et créer un éco organisme que nous souhaitons présenter au prochain salon nautique de Paris (décembre 2018). Il s’agit d’une ambition unique en Europe rendue possible grâce à un partenariat public / privé », rappelle Fabien Métayer, Délégué général de la FIN.

La mesure des retombées économiques du nautisme et de la plaisance à l’appui des politiques publiques
Au-delà du coeur industriel de la filière, les retombées économiques du nautisme et de la plaisance sur les Régions sont mal connues. C’est pourquoi, la Fédération des Industries Nautiques a mené une action expérimentale avec le conseil départemental du Morbihan en 2015, puis à l’échelle de la Région Bretagne en 2016.

Ce travail a permis de valoriser la filière nautique bretonne à hauteur de 1,8 Milliard d’euros (7 440 emplois) de retombées économiques directes et indirectes. Cette double expérimentation a par ailleurs permis de valider une méthodologie précise, directement exploitable qui est aujourd’hui proposée aux autres régions.

« En soutenant cette démarche, le Premier Ministre nous offre la possibilité de consolider au plan national, une évaluation décisive pour l’orientation des politiques publiques » rappelle Yves Lyon-Caen. Le Président de la FIN précise que « cette démarche est essentielle au moment où l’ensemble des acteurs est appelé à se prononcer sur les documents stratégiques de façade qui organiseront les usages futurs des espaces marins. Elle permettra de valoriser le rôle déterminant de la plaisance et du nautisme dans le développement des territoires littoraux ».

La création d’un comité du nautisme et de la plaisance

Installé le 6 novembre 2017, le « comité du nautisme et de la plaisance » est une formation spécialisée du Comité France Maritime co-présidée par le SG MER et le Président de la confédération du nautisme et de la plaisance (CNP). La mise en place de ce comité s’inscrit dans le droit fil de la déclaration du Président de la République le 8 novembre 2016 aux Assises de l’Économie de la mer, appuyant le rassemblement de la famille du nautisme au sein de la CNP via la création d’une instance de concertation interministérielle pour traiter de ses grands enjeux.

Ces trois mesures marquent également une étape importante dans la réalisation du Plan de développement de la FIN, document d’orientation stratégique adopté par son Assemblée générale de mars 2017.

Plus d’infos sur : www.fin.fr

 

 

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