Au cœur de The Transat bakerly avec le skipper Gilles Lamiré


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« Le cap Finisterre est derrière moi, j’ai empanné dans la nuit, maintenant c’est le grand saut ! direction l’Amérique ! »
Fidèle à sa réputation, il y avait beaucoup de vent au passage du cap et il est monté d’un coup par effet de site. C’est sous solent avec deux ris dans la grand-voile que Gilles a pu en gérer les pièges.
Le trafic était dense et pas toujours bien régulé aux abords du DST, sorte de porte, de point de passage obligé pour les navires de commerce. Les coureurs ont l’interdiction formelle de pénétrer dans cette zone, mais même à quelques milles autour il n’est pas rare d’en croiser de près, aussi la veille doit être particulièrement renforcée dans ces parages.
Ajouter à cela une mer chaotique, un vent autour de 30 nœuds, une manœuvre d’empannage(*) positionnée au millimètre par notre routeur (Yvan Bourgnon), tout cela par une nuit totalement noire en cette période de nouvelle lune. Rajoutez les paquets de mer qui balaient le pont, la vigilance de tous les instants pour être prêt à tout choquer(**) en cas de « planté » dans la mer et vous aurez une idée des conditions vécues par Gilles la nuit dernière.
Et bien entendu, dans pareil cas, pas question de prendre une minute de repos.


lamiré
Mais les « pires moments » ont eux aussi une fin. Le soleil a fini par se lever, la mer se calmer et le vent est graduellement descendu à des valeurs plus raisonnables. La seule chose qui ne doit pas se calmer en course, c’est le compteur de vitesse du bateau (speedomètre).
Pour tenir la moyenne la plus proche possible du potentiel de la French Tech Rennes Saint Malo, Gilles a renvoyé toute la toile pour le portant : grand-voile haute et Genacker.

Ainsi il continue encore et toujours à attaquer à 20 nœuds. Ce sont les conditions idéales pour le bateau, il sait qu’il lui faut en profiter maintenant car la météo devrait se durcir dans les prochains jours. Le match est serré avec Team Lalou Multi – Lalou Roucayrol, quasiment au contact.

Toute l’équipe de La French Tech Rennes Saint-Malo est aux côtés d’Erwan LE ROUX, victime de la rupture de son flotteur bâbord et contraint à l’abandon. Plus que tout autre team, nous savons la déception que cela représente. Nous lui souhaitons le meilleur et espérons le revoir bientôt sur le circuit. Gilles devrait lui envoyer un message personnel sous peu.

(*) modifier le coté par lequel le bateau reçoit le vent, mais en faisant passer le vent par l’arrière du bateau. C’est l’inverse de « virer de bord ».
(**) relâcher les voiles. diminue la pression du vent sur le bateau.

‪#‎GillesLamiré‬ ‪#‎TheTransatBakerly‬ ‪#‎SailFrenchTech

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