Boues rouges, PCB, des risques pour la pêche

Bateau de pecheLes marins pêcheurs s’inquiètent de la pollution des eaux intérieures et de celles du littorales.
L’accentuation de ce phénomène est consécutive à la migration de millions de personnes qui augmente de 2% par an vers les zones côtières et à la présence d’industries de plus en plus à risques.

Récent exemple en Hongrie d’une catastrophe écologique sur le Danube long fleuve d’Europe qui se jette dans la mer Noire et qui vient de subir les conséquences du flux toxique des boues rouges échappées d’un bassin de rétention de cette usine d’aluminium et qui ont en amont contaminé la rivière Marcal où les poissons sont morts, ainsi qu’un autre affluent du Danube passant par Gyor, ville du nord-ouest de la Hongrie, où de très nombreux poissons morts sont échoués sur les rives.
Des situations qui font frémir les hommes et en conséquence les professionnels de la pêche.

Dans les Bouches-du-Rhône à Gardanne, une usine de traitement de minerai de bauxite produisant des boues rouges, fait l’objet d’un suivi régulier, mais « une partie des résidus de bauxite est lavée et diluée dans de l’eau avant d’être envoyée dans une fosse sous-marine à sept kilomètres des côtes », comme expliqué par le cabinet de la secrétaire d’État Mme Jouanno.

Un autre problème de pollution de l’eau très actuel celui du PCB : Les polychlorobiphényles qui en raison des caractéristiques chimiques, d’une longue durée de vie liée à une stabilité chimique et  d’une très faible biodégradabilité sont des polluants qu’on peut trouver très souvent dans l’environnement et qui ont des conséquences directes sur les animaux, tels les poissons gras, les mammifères marins, les cétacés, et les anguilles, qui vivent et se nourrissent dans les estuaires de sédiments infectés par ces PCB

Dans la région Haute-Normandie, ce phénomène PCB gagne du terrain.
La pêche à la sardine est interdite en baie de Seine entre Dieppe (Seine Maritime) et Barfleur (Manche). Après les poissons d’eau douce, c’est maintenant une espèce marine pélagique qui est concernée.
Mais il faut savoir que « ces produits chimiques à forte toxicité se concentrent essentiellement dans la peau des sardines, et qu’il faudrait consommer cette peau en quantité impressionnante pour en subir les méfaits. « P-G Dachicourt))
Les sardines pêchées au grand large ne sont pas touchées par ce type de pollution.

Au vue de tous ces problèmes écologiques, Pierre-Georges Dachicourt, Président et porte-parole du Comité National des Pêches Maritimes et des Élevages Marins souhaiterait que la loi sur l’eau soit mieux respectée.
Il en va de la santé des consommateurs et de la protection de l’activité pêche.

Selon Monsieur Dachicourt, les professionnels de la pêche peuvent devenir les victimes de cette problématique environnementale .

« La prise de conscience des marins pêcheurs est évidente, la préservation de la ressource qui est aussi leur gagne pain est une de leurs préoccupations majeures, les débordements connus il y a une décennie ne peuvent être répétées.
Mais les pêcheurs, qui sont pour leur part respectueux de l’environnement, sont concernés et souvent inquiets face aux dramatiques pollutions accidentelles qui peuvent être le fait d’industriels inconscients et qui engendrent des conséquences dramatiques et irréparables sur la qualité des eaux douces et marines et leurs écosystèmes respectifs.

La pression sur les marins pêcheurs est forte; avec 900 points de contrôle en mer aussi bien qu’à terre cette profession est de toutes, la plus surveillée..

Il reste seulement 15000 marins pêcheurs, soit une diminution de 50%, dans ce secteur qui a été fortement touché par divers problèmes, dont une restriction des quotas de pêche au niveau européen.

Toutes activités confondues l’activité pêche compte environ 25 000 personnes.

Au niveau de la commission européenne les professionnels font confiance à Bruno Le Maire, Ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, qu’ils reconnaissent, conscient de leur problème.

Autre grand domaine d’actualité quant aux énergies renouvelables, l’implantation d’éoliennes en mer

Le Président qui réagit suite à quelques remarques « estime qu’il s’agit plus particulièrement d’un problème d’espace en mer.
Le secteur maritime n’est pas infini . Les multiples éoliennes qui sont ancrées à environ 3 milles de la côte et sur des fondations qui ne peuvent excéder plus de 30 mètres de profondeur, limitent les zones d’exploitation pour la petite pêche côtière. L’effet supposé de DCP (dispositif de concentration de poissons) de ces éoliennes reste négligeable , il y a tellement d’épaves qui jouent déjà ce rôle que ce prétexte n’est pas à prendre en considération, il s’agit bien de manque de place en mer »Bateau de pêche immatriculé àMorlaix

Le grand message particulièrement évoqué par le  Président du Comité National des Pêches  Maritime et des Élevages Marins, concerne en priorité la protection environnementale.
« Toute action à terre peut avoir des conséquences irréparables sur la mer.
Tout cela est l’affaire de tous, avec un flash particulier sur les industries polluantes ».
A méditer.

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