Bouvet Guyane : un podium 100% guyanais

Après l’arrivée victorieuse du Guyanais  Pascal Vaudé qui a franchi la ligne virtuelle au large de Cayenne le 6 mars à 10 h 10’26 ‘’ TU après 37 j 00 h  10 min 26 s de course à travers l’Atlantique, c’est au tour de son compatriote Julien Besson de couper cette ligne le 8 mars à 9 h 20 ‘ 15 ‘’ TU .
Arrivée de Julien Besson en 2ème position @Jody AmietDécrochant la deuxième place de la Bouvet Guyane , Julien Besson (Cariacou Boto 3) aura accompli cette course à l’aviron entre Dakar et Cayenne en 38 j 23 h 20 min 15 s  .

Pour cette arrivée la mer était peu agitée, le vent modéré et la pluie avait cessé de tomber après des jours d’abondantes précipitations.

1 h et 33′  plus tard ce sera Henri-Georges Hidair (Montsinéry-Tonnegrande) qui clôturera sa course dans des conditions similaires. Arrivée 3ème - Henry-Georges Hidair @Jody Amiet
Le temps du 3ème guyanais  Henri-Georges Hidair arrivé le 8 mars  à 10 h 53’46’’ TU : 39 j 53 min 46 s

Les deux marins étaient au coude à coude depuis des jours.

Photo Eric Rousseau / Skipper : Julien Besson, Cariacou Boto 3

Au large de Cayenne on attend Jean-Emmanuel Alein, 4ème (Sapro Point Bois), puis ce sera à Christophe Dupuy (D.O.C.) et Pierre Verdu ( La Fileuse) de passer la ligne quasiment bord à bord  le 9 mars
Beaucoup plus loin derrière, à un peu plus de 900 milles de l’arrivée, Didier Lemoine ( MERCATOR II), le doyen de la course ferme la marche.
Pour l’heure douze marins sont encore en course.

 Interview de Henri-Georges Hidair après son arrivée – Jeudi 8 mars et
Interview croisée de Pascal Vaudé, Julien Besson et Henri-Georges Hidair

Les rameurs reviennent sur leurs deux dernières journées de course .
Julien Besson, 2ème Cariacou Boto 3.

« Aux avirons sans arrêt parce que Henri-Georges ne lâchait vraiment rien derrière. De tous les concurrents que j’ai doublés c’est le seul qui a réussi à s’accrocher à mes basques. Il ne me lâchait pas. J’ai même dû faire un peu d’intox hier soir au journal de Guyane 1ère en déclarant que je faisais comme d’habitude et que je ne pensais pas ramer durant la nuit…  La réalité fut tout autre. Dès que j’ai raccroché je me suis remis aux avirons et je n’ai pas arrêté jusqu’à l’arrivée. Durant les dernières 24 heures, j’ai dû faire trois heures de pause en tout… »
Le résumé de la course en trois mots ?
« J’ai souffert du froid au départ de Dakar. J’ai eu des moments un peu difficiles. Mais la majorité du temps, j’ai pris un pied total et je me suis vraiment fait plaisir. Je conseille à tout le monde de vivre une telle aventure. »
Et surtout une belle remontée !
« Oui c’est vrai. Mon pire classement a été au début de la course. Au deuxième jour, j’étais 21ème. Je les ai tous dépassés les uns après les autres durant la traversée de l’Atlantique sauf « Monsieur »Vaudé qui était trop loin devant.
Une revanche plus tard  » Non,maintenant il faut passer à autre chose. »
« J’irai faire les gorges de l’Ardèche, la compétition qu’organise Marco (Marc Chailan) avec les Cariacou, mon équipe de Guyane.  On va essayer de faire quelque chose de bien aussi là-bas. »

La revanche d’Henri Georges Hidair, 3ème Montsinéry-Tonnegrande.
Pari réussi pour ce guyanais pur souche qui avait déclaré peu avant le départ « maintenant, c’est pour le podium que j’y vais ! ».
Lors de la précédente édition, il avait terminé hors temps.
Henri Georges Hidair a cette fois réalisé le parcours en 39 jours, 53′ et 46 » en arrivant à 10 h 53′ et 46 » TU.
Ses derniers milles de course. « J’ai mis la musique à bord, je suis très content de rentrer à la maison et que ce soit terminé. »
La crainte d’Henri Georges Hidair  était de « ne pas rater mon arrivée.  Comment bien entrer avec les conditions de vent et de courant, comment garder le cap, tout cela n’est pas évident, j’avais un peu d’appréhensions à ce sujet depuis quelques jours. »

Des mots de ceux qui sont toujours en course :

Pierre Verdu, 5ème La Fileuse,

« On s’est vu avec Christophe cette nuit, on était à moins de 500m. C’est déjà très compliqué d’arriver sur la ligne, alors arriver ensemble sera quelque chose de pas évident. On y sera probablement à quelques minutes. »
Pierre Mastalski, 11ème Mauvilac
« Je pensais arriver tranquilou vers Cayenne mais non. C’est compliqué, la mer est dangereuse. Je me suis pris la plus grosse des vagues, la mer est très formée et c’est très piégeux. Jusqu’au bout il faut être vigilant. Je suis attaché en permanence quand je rame, avec un Leach de surfer au pied et une ceinture harnais à la taille. On ne sait jamais si l’une des deux attaches cède. Le positif, c’est que j’ai eu mon premier gros grain et que j’ai pu tout rincer à bord.»
Eric Lainé, 8ème Solirames
« J’ai hâte d’arriver, quand je vois les gars qui passent la ligne les uns après les autres, j’ai un petit pincement au cœur parce que j’aimerais être à leur place. »
Marc Chailan, 13ème Grain de sel
« Hier, je faisais ma vaisselle, j’ai mis les mains sur une méduse et je me suis retrouvé avec des filaments autour du poignet des mains, c’était très douloureux et cela a duré plusieurs heures. »

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