Ciguatera et requins bouledogues dans les eaux réunionnaises

Où sont donc passés les requins bouledogues qui infestaient les eaux réunionnaises

Une question qui en soulève bien d’autres comme l’expliquent François Sarano, Fondateur L181N et Patrice Bureau, Président L181N dans le communiqué suivant qui demande beaucoup de réponses.

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Réunion St Gilles les bains

« Le CRPMEM, Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins, et les promoteurs du programme Cap Requin se glorifient du succès de l’opération dans les eaux réunionnaises.
Pourtant cette opération ‘Cap Requin – ciguatera 2′, destinée à vérifier si les requins bouledogues sont ou non porteurs de la maladie ciguatera, lancée depuis plus d’un mois, ferait rire, si elle n’était tragique et mensongère.

La ciguatera est une forme particulière d’ichtyosarcotoxisme (du grec ichtyos : poisson, sarcos : chair, toxicon : toxique), c’est-à-dire une intoxication alimentaire par les chairs de poissons contaminés par la microalgue benthique Gambierdiscus toxicus présente dans les récifs coralliens. Elle se développe notamment lors de la destruction de ceux-ci. Le propos de l’étude réunionnaise est de faire une série de prélèvements pour que, à la fin de cette série, si les résultats sont négatifs, le préfet puisse autoriser la pêche en vue de la commercialisation pour la consommation humaine. Ceci étant totalement contraire au principe de précaution régissant la sécurité sanitaire alimentaire en vigueur. En effet, il est scientifiquement prouvé que les requins circulent entre Madagascar (zone infectée ayant connu encore récemment des cas mortels d’intoxication) et La Réunion. Donc, quand bien même les résultats seraient tous négatifs, il suffirait à l’avenir d’un seul spécimen infecté et pêché dans les eaux réunionnaises, pour provoquer une intoxication grave de plusieurs dizaines de personnes ! Ces prélèvements sont donc dénués de tout fondement scientifique dans le cadre de la ciguatera.

Financée à grands frais, 160.000 euros dans un premier temps, 250.000 euros pour la suite, par l’Etat, pour capturer des requins bouledogues responsables des accidents et voir si ces requins sont porteurs de ciguatera, ‘Cap Requin’ tourne à la gabegie scandaleuse : un seul requin bouledogue a été capturé, malgré un très intense effort pour les attirer avec les appâts les plus attractifs,…  mais 14 autres raies et requins ont été pris. Raies guitares, requins nourrice, requins marteaux… et requins tigre ont fait les frais de ce programme d’élimination des requins.

Le bilan officiel à ce jour : – 1 requin bouledogue, mâle, 2,7 mètres (14 février) 
- 1 requin tigre, mâle, 3,85 mètres (4 Février)
 – 2 requins Tigre, 3,2 mètres et 3,5 mètres, mâles (21- 22 janvier)
 – 1 requin marteau 3 mètres, mâle, ‘prise accessoire’ (22 janvier) en passant sous silence les autres captures accessoires raies et raies guitares).

Cela démontre, s’il en était encore besoin, que les eaux réunionnaises ne sont pas infestées de requins bouledogues comme ceux qui veulent les éliminer le clament.

D’autres part, les captures ont toutes été faites de nuit, ce qui va à l’encontre de l’un des objectifs du programme : arrêter les requins sur leur trajet vers les zones de baignade et de surf pendant la journée pour éviter les accidents…  Cela laisse fortement supposer que les appâts attirent même les requins tigres du large vers la côte, ce qui est un comble pour un programme dit de sécurisation par « effarouchement des requins ».

Plus grave, les responsables du programme agissent dans la plus grande opacité, sans respecter les engagements pris :
– utilisation d’appât maigre pour éviter d’attirer les requins vers les zones de baignades et de surf.
– embarquement d’observateurs indépendants pour contrôler le travail des pêcheurs payés par l’Etat.
L’association Longitude 181 Nature, représentant des milliers de plongeurs et de citoyens, exige :

– l’arrêt du massacre des requins financé par l’Etat, sous couvert d’une pseudo étude scientifique ne menant à rien et sans attendre l’avis de l’AFSSA sur la question Ciguaterra;

– les protocoles scientifiques du programme Cap Requin dirigé par le CRPMEM;
– la transparence sur l’argent dépensé dans ce fiasco

‘Nous espérons toutefois que le requin bouledogue, dont la capture a coûté plus de 100.000 euros, a été naturalisé et exposé au musée du grand gaspillage des fonds publics !
Les escroqueries ont des limites, Cap Requin, les a largement dépassées !   »

François Sarano, Fondateur L181N – Patrice Bureau, Président L181N

  www.longitude181.org

 

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