Connaissance des glaces : les cartes des glaces

Malgré tous les progrès technologiques en matière de satellite, aucun organisme n’a collecté les informations disponibles en antarctique pour en faire une carte des glaces telle que celle qui existe pour l’ATL Nord et qui est bien utile quel que soit le type de navire croisant dans ses eaux et quel que soit son équipement de réception. 

Sur l’antarctique, à moins d’avoir l’accès internet qui permet d’avoir quelques infos, il n’y a rien..!
Pascal Landure s’est lancé pour seableue dans une analyse du détail intéressante et proposée sur ce site en 4 parties dans la catégorie reportages.

Météorologiste marine et routeur météo Pascal Landure dispose d’un site http://www.amzervor-meteomarine.com/accueil/ dont le vecteur principal est évidemment la météo.

Etat des progrès réalisés en télédétection appliquée à la reconnaissance des icebergs et glaces de mer.

Le  1er volet :
L
es cartes des glaces  

Au début de l’année 1986, lorsque jeune météorologiste je naviguais sur les Grands Bancs de
Terre-Neuve en assistance aux pêches, les informations relatives aux glaces (étendue du pack,
growlers, icebergs) étaient réduites à quelques rares cartes reçues par fac-simile depuis les
stations d’Halifax et de Boston. De son côté, l’URSS émettait également un produit similaire.

Ces cartes bien précieuses étaient élaborées par le NAIS (North American Ice Service)comme c’est toujours le cas, et résultaient de l’exploitation d’informations retransmises par les services américains (National Ice Center, International Ice Patrol, l’US Coast Guards), les services canadiens (service des glaces canadien, garde côtière canadienne-GCC) et les navires en transit observant des glaces.

Les navires en mer ne recevaient pas d’image satellite des glaces et il faut bien admettre que
leur exploitation, au sein des centres spécialisés à terre, permettait uniquement de discerner
les grandes étendues de glaces de mer et les plus gros icebergs.
Les plus petits, les  Iceberg Tabulaire Antarctic (photo Juulian Dowdeswell)http://www.spri.cam.ac.uk/research/projects/larseniceshelf/,growlers isolés échappaient à la détection.

A l’heure où de nombreux lecteurs ont les yeux rivés sur le Vendée Globe, qu’en était-il de
l’antarctique et qu’en est-il aujourd’hui ?
La réponse est simple, il n’y avait encore aucune information, pas une carte, le désert blanc.
Cet aspect n’a guère évolué car aucune carte de glace figurant à la fois les glaces de mer (formées par la congélation de l’eau de mer – on parle de « pack ») et les icebergs n’est émise à ce jour pour cette zone.
L’antarctique était encore il y a trente ans de peu d’intérêt en matière de détection des glaces
de mer et des icebergs.
A cela plusieurs raisons dont un manque d’intérêt économique, militaire et environnemental : absence de grandes routes maritimes à sécuriser, pas de zone de conflits potentiels alors qu’en hémisphère nord une meilleure connaissance des glaces représentait un atout stratégique majeur à l’époque de la guerre froide.
Le réchauffement climatique global n’était pas encore un débat ouvert.

http://www.navcen.uscg.gov/?pageName=iipProducts
Cartes des glaces arctiques

 

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