Continuer à aider St-Martin .. un appel de la FIN

Les ouragans IRMA et MARIA ont frappé de plein fouet l’île de Saint-Martin, détruisant ainsi plus de 70% de la filière nautique. Aujourd’hui, la solidarité des gens de mer s’impose afin de pallier les besoins les plus urgents. 

Durant le mois de septembre 2017, les ouragans IRMA et MARIA ont frappé de plein fouet l’île de Saint-Martin, détruisant ainsi plus de 70% de la filière nautique.

Comme elle s’y était engagée, la Fédération des Industries Nautiques (FIN) a mené une première mission d’évaluation sur les conséquences économiques et sociales de l’ouragan IRMA sur le secteur nautique de Saint-Martin.

 

Quelques faits et chiffres :

  • 70% des bateaux et des infrastructures sont complètement sinistrés. 68 entreprises dans le nautisme et la plaisance sont concernées.
  • > Elles représentent 400 emplois et 95 millions d’euros de Chiffre d’Affaires.
  • > Ces entreprises génèrent des retombées économiques très importantes au niveau local, le tourisme et la pêche étant des ressources essentielles à la vie de l’île.
  • Les entreprises de location de bateaux sont les plus durement touchées car elles n’ont pour ainsi dire plus d’outils de travail.
  • > La principale difficulté logistique réside dans le fait qu’il n’y a pas à ce jour assez de place pour travailler à la reconstruction de la filière. Il est en effet indispensable de dégager les épaves au préalable. Toutefois, il faut d’abord attendre que les experts des compagnies d’assurance se rendent sur place afin d’établir des constats. La situation est donc en ce moment bloquée.
  • 1000 bateaux ont été touchés dont près de moitié sont désormais des épaves.
  • Le nombre d’épaves est amené à grossir car les coûts de réparation sur certains bateaux vont être largement supérieurs à leur valeur vénale.

L’activité de la filière est donc au point mort durablement et la situation est en ce moment bloquée.

La mission d’évaluation a été conduite début octobre par M. Guillaume Arnauld des Lions, Délégué général adjoint de la FIN, en lien notamment avec l’association des professionnels du nautisme de Saint-Martin (METIMER).

Le délégué de la FIN a notamment rencontré plus de 50 chefs d’entreprises victimes du sinistre, pris connaissance des dégâts dans les différentes zones touchées (sur terre et depuis la mer) et a visité une société de déconstruction établie au nord de l’île.

Au cours de sa mission, M. Arnauld des Lions a également rencontré le Président de la collectivité territoriale M. Daniel Gibbs et le délégué interministériel à la reconstruction M. Philippe Gustin, ainsi que les représentants de la CCI et du MEDEF, les entreprises antillaises de gestion des déchets, des experts d’assurance et les services de l’Etat.

 

Qui sommes-nous ?

La Fédération des Industries Nautiques (FIN) a pour vocation des défendre, représenter et promouvoir les métiers de la filière nautique française, en France et à l’international. Elle compte près de 600 adhérents, regroupés en 11 métiers de l’industrie et des services nautiques, représentant plus de 80% du chiffre d’affaires de la profession.



A quoi va servir la collecte ?

Nous n’avons pas défini d’objectif à atteindre pour cette campagne sociale. L’ensemble des fonds collectés permettra de financer plusieurs actions, destinées à aider directement les professionnels :

  • > Aide au remplacement d’outillages et équipements légers (outillage électroportatif, compresseurs …
  • > Aide à la remise en état d’infrastructures légères : pontons flottant d’accueil, plancher de voilerie, équipement de plage pour les acteurs des sports de glisse et de pleine nature
  • Participation aux coûts de déconstruction restant à la charge des entreprises (épaves, déchets de bâtiments et équipements détruits…)
  • > Aide au financement des franchises et au coûts non pris en charge par les assurances.

La FIN appelle aujourd’hui à la solidarité des gens de mer et espère un engagement fort du secteur et de la communauté nautique.

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