Coup d’envoi des America’s Cup World Series à Cascais au Portugal

Les débats des America’s Cup World Series sont lancés.

Dans une ambiance nuageuse, humide et peu ventée, les neufs AC45 ont disputé les trois courses en flotte programmées pour la première journée de samedi . Faute de vent, l’épreuve de vitesse sur 500 mètres est reportée à aujourd’hui, après la quatrième régate en flotte.

Brouillard, bruine et chaleur moite, la météo aujourd’hui tranchait radicalement avec celle des entrainements des derniers jours.
Les AC45 ont néanmoins démontré qu’ils peuvent régater dans des petits airs (autour de 5 nœuds) et permettre de jolis coups tactiques.

Disqualifié sur la première manche, James Spithill (ORACLE Racing) s’adjuge les deux suivantes, tandis que la régularité de Dean Barker et son équipe (3,2,2) place pour l’instant  Emirates Team New en tête du classement général à un point seulement des Suédois d’Artemis Racing.

Chez les Français, à noter la seconde place d’Energy Team sur la première manche mais, globalement, pour les équipages les moins expérimentés, c’était la grande découverte de la partition « petit temps » à bord de ces bateaux.

« Bug » passager

Suivant le programme initial, le premier départ est lancé à 14 heures locales (15h – Paris) mais la course est annulée au bout de quelques minutes faute de vent. Une déception pour les Français d’Aleph qui avaient pris un bon départ. Le second coup de canon résonne une heure plus tard et coûte cher à l’équipage de James Spithill. Positionné en dehors de la zone au moment du départ, le bateau d’ORACLE Racing, frappé du numéro 4, est pénalisé. Il ne répare pas sa faute dans les temps ce qui entraîne sa disqualification immédiate. Le skipper explique ce soir que cette erreur est due à la panne provisoire de leur écran de contrôle.

Artemis Racing, mené par l’Américain Terry Hutchinson, se montre plutôt à l’aise dans ces conditions et emporte la toute première régate de cette 34e America’s Cup.

 Mano à mano Spithill-Barker

Les deux parcours suivants se courent dans un vent légèrement moins paresseux mais peu établi.
Coup sur coup, Jimmy Spithill réussit à prendre rapidement les commandes et termine en tête. Mais l’AC45 rouge et noir des Kiwis n’est jamais loin et met la pression.
Dean Barker et son équipage ont su déployer une tactique efficace. Ils s’assurent trois podiums en trois manches et mènent le classement.
Grâce à sa victoire et à deux belles manches à suivre (4e et 3e), Artemis Racing assure sa seconde place. Avec sa discal’, James Spithill doit se contenter ce soir de la quatrième place au tableau général, à un point de son « collègue » Russell Coutts (ORACLE Racing Coutts) qui complète le podium.

Les cinq autres équipes souffrent, non pas de manque de compétences à bord, mais d’heures de vol sur ces catamarans « ailés ». Chacun a eu son petit moment d’éclat mais la pleine confiance et la régularité ne sont pas encore pour tout de suite.AC 45 Artémis - Loïc Peyron ACEA (2011) / Photo Gilles Martin-Raget

Comme promis, les régates ont pu être admirées depuis la côte à Cascais et diffusées intégralement en live sur americascup.com.

Les AC World Series-Cascais se poursuivent aujourd’hui avec cette quatrième et plus longue régate en flotte d’une durée de 40 minutes, suivie des AC500 Speed Trial, run de vitesse sur 500 mètres.

La météo devrait reprendre son cours normal à Cascais avec un vent modéré à fort.
Le départ de la course en flotte est programmé à 14h45 (heure locale, 15h45 heure de Paris).

 Réactions samedi après les régates :

Alain Gautier, barreur, Aleph : « La journée fut grise dans plusieurs sens du terme, au niveau de la météo comme des résultats. On savait que ce serait difficile d’accrocher les grosses équipes. Nous avons fait un bon départ mais la course a été annulée et nous on avons aussi réalisé une bonne manche. Les départs au reaching sont une spécificité à laquelle il faut s’habituer. Notre équipe est toute neuve et nous avons une grande marge de progression mais je reste très optimiste pour la suite. »

Loïck Peyron, skipper, Energy Team : « Evidemment, c’est dommage avec tous les efforts faits pour valoriser ce spectacle d’avoir eu cette première journée de grisaille mais le « show will be on ! » Même dans la molle, ces départs sont intéressants. Comme dans beaucoup d’autres sports, il faut bien partir même si, dans le petit temps, en faisant moins de bêtises, on peut se permettre de revenir. Il y a du bon et du moins bon. Nous avons abimé un peu notre gennaker donc nous avons du travail en voilerie ce soir. Nous commençons tout juste à bien connaître la chorégraphie, à avoir cette bonne gestuelle d’équipage cruciale dans des conditions très lights comme aujourd’hui. »

www.americascup.com

 

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