Déclaration de Jean-Michel Germa après les décisions juridiques concernant La Compagnie du vent

 » La Cour d’Appel de Montpellier vient de donner raison à GDF Suez.
Le transfert des études techniques et environnementales réalisées par La Compagnie du Vent ainsi que tout son savoir faire accumulé depuis 2005 sur le Projet de parc éolien offshore des Deux Côtes est maintenant inévitable. Au bénéfice du consortium constitué par GDF Suez.

Je prends acte de cette décision même si je la regrette profondément. Depuis des mois, j’ai tenté
d’obtenir par tous les moyens à ma disposition que La Compagnie du Vent occupe le rôle légitime et central qui lui revenait en vue de l’appel d’offres lancé par le gouvernement en début d’année.
Après avoir découvert le site des Deux Côtes, conduit toutes les études et mené avec succès le 1er
débat public français dans ce domaine, je considérais que La Compagnie du Vent était la mieux
placée et la plus légitime pour remporter l’appel d’offres avec son partenaire GDF Suez.

Et, il est de notoriété publique qu’elle avait également anticipé la nécessité de construire une filière industrielle et œuvré à cette tâche, sans relâche, aux côtés de partenaires tels que France Energie Eolienne (membre du Syndicat des Energies Renouvelables) et le Cluster Maritime Français.
De nombreuses actions ont aussi été entreprises auprès des Pouvoirs Publics français. La combinaison
de tous ces éléments a sans aucun doute permis de créer les conditions favorables à l’appel d’offres actuel.
J’ai toujours eu comme préoccupation de défendre l’avenir économique de La Compagnie du Vent
et de préserver les équipes et les emplois actuels et futurs. Je suis allé au bout de ma démarche,
convaincu d’avoir à la fois le droit et la morale pour moi. En vain, les tribunaux et GDF Suez en ont décidé autrement.
Pour moi, c’est une belle aventure qui s’achève, au bout de 20 ans d’engagement dans le domaine
des énergies renouvelables et de l’éolien terrestre et offshore.
En unissant La Compagnie du Vent à GDF Suez en 2007, j’avais la conviction que ce grand énergéticien français soutiendrait financièrement les projets industriels de développement d’une PME que j’avais créée et qui, elle aussi, était devenue leader sur son marché. Les accords signés à l’époque ont scellé cette alliance. Ils devaient justement permettre un échange gagnant/gagnant et donnaient une protection supplémentaire à l’entreprise puisque GDF Suez avait, et a toujours, l’obligation contractuelle d’agir dans les meilleurs intérêts de La Compagnie du Vent.
Ce n’est pas le point de vue qui l’emporte aujourd’hui ».

Jean-Michel Germa, qui avait fondé la Compagnie du Vent en 1991, avait été révoqué par GDF Suez et avait sollicité la protection du tribunal de commerce de Montpellier (où siège LCV).

« ….D’une certaine manière, l’histoire de La Compagnie du Vent illustre bien les enjeux auxquels sont
confrontées les PME. Il était impossible que cette entreprise participe seule à la création d’un parc
éolien offshore impliquant 2 milliards d’euros d’investissement alors que ce projet allait
naturellement assurer une grande partie de sa croissance et de son développement. Mais en
s’adossant à GDF Suez, elle a perdu la possibilité de valoriser son savoir faire et d’occuper un rôle
central dans un projet qu’elle a initié….. »

http://----escape_autolink_uri:b037b5a3d2b9a4127d9401f6086b4003----

www.elementerre-asso.com

    Imprimer Commenter Partager

    Laisser un commentaire