Départ de Dakar de la Bouvet Guyane, devant les étraves des 23 canots, 5 000 km à l’aviron

Ce samedi 29 janvier 2012 à 10h00 H TU, les 23 canots engagés dans la troisième édition de la Bouvet Guyane couperont la ligne de départ établie dans l’anse Bernard à Dakar  et mettront le cap sur Cayenne en Guyane de l’autre côté de l’Atlantique.

Distance à parcourir pour relier les deux continents africain et américain: près de 5 000km.
Temps de navigation : autour de 40 jours pour les plus rapides.
Propulsion : une paire d’avirons.
Une longue route avant la victoire au large de Cayenne.

Bouvet Guyane 2009 @A.Cassim

Patrick Hoyau, vainqueur de la Bouvet Guyane 2009 en 42 jours 11h 27′ 44

Après s’être battus pour  être au départ de cette transatlantique à l’aviron, désormais les dés sont jetés, il faut y aller coûte que coûte.

JJ-Gauthier Bouvet Guyane 2006 @A.CassimParmi les vétérans Jean-Jacques Gauthier: « j’ai fait la course deux fois et deux fois j’ai échoué »
Il a promis que ce sera cette fois la bonne et donne rendez-vous à ses camarades fin février à Cayenne.
Le temps de course
La course qui part de Dakar et non de St Louis du Sénégal sera moins longue et devrait prendre moins de temps que celui réalisé en 40 jours 3h 45′ 38″ par Romain Vergé  le vainqueur de la première édition.
De plus la qualité du plateau depuis deux éditions n’a eu de cesse de s’améliorer. Selon les spécialistes  » ils sont une dizaine de rameurs hyper motivés qui devraient se tirer une belle bourre ».

Michel Horeau tempère les estimations : « tout dépend du vent ». Car le vent a aussi son impact sur le rameur et son canot, pourvu qu’il soit dans la bonne direction.

Stéphane Barbet, routeur de plusieurs solitaires, ajoute que le courant joue un rôle important, notamment en approche du continent sud-américain. « La difficulté est ne pas se laisser embarquer trop au sud au risque de subir des courants contraires ». On a vu par le passé des rameurs scotchés des jours durant au nord de Récife. En résumé, il faut rester dans le bon courant d’alizé et ne pas buter contre une mauvaise veine de courant.

Bouvet Guyanne Dakar- copyright E.Rousseau

 

     Des premiers jours musclés.

Jean-Christophe Lagrange
, le seul « voileux » de la bande apprécie que le vent et la mer soient modérés au départ, aussi que des nuages bas les protègent du soleil, mais il considère que les premiers jours de navigation vont être exigeants : « Par vent de nord, on va être obligé de tirer sur ses avirons pour gagner dans l’ouest ».
Lui aussi s’inquiète d’être embraqué dans le sud prématurément et que la traversée s’achève en galère.
Jean-Christophe prévoit un rythme de croisière à 9/10 heures d’aviron par jour à la cadence de 18 coups de rame par minute, soit sur une traversée de 40 jours environ 300/350 000 coups de rames.

La « machine » à ramer, Jean-Christophe Lagrange a un physique de pilier de rugby, prévoit une consommation de 5 500 calories/jour en ramant à 120/130 pulsations/minute. Il a embarqué la nourriture en conséquence.
Le skipper de «La Quenelle Magique », dont la tête tient à peine sous la bulle quand il est assis dans son habitacle, n’aura guère le loisir de se tenir debout durant le voyage.
Mal de mer à voir, mais il craint un sérieux mal de terre quand il foulera le sol de Guyane.

Seableue souhaite au 23 rameurs bon vent, bon courage et une belle ténacité pour cette grande aventure aussi bien physique que personnelle.

http://ramesguyane.com

 

 

 

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