Départ de la Transat Jacques VABRE dimanche 25 octobre à 13h30 la tension monte au Havre

« Et maintenant, que vous reste t-il d’important à faire ? ». Réponse de Michel Desjoyeaux : PARTIR ! Les deux hommes de SMA s’accordent sur cette envie pressante. Après neuf mois passés à travailler ensemble, au chantier et sur l’eau, une transat est à naître. Départ dans 24heures. Le bateau est prêt. La météo de cette 12e Transat Jacques VABRE est devenue la principale préoccupation du moment.

M Desjoyaux et Paul Meilhat photo R.Gladu.Windreport - SMA

M Desjoyaux et Paul Meilhat photo R.Gladu.Windreport – SM

 Deux hommes dans un bateau

Assis dans le fond du bateau devant la console qui sert de table à carte, Paul et Michel s’octroient quelques parenthèses, au calme. Entrer les derniers waypoints  (points de passage) de ce parcours de 5400 milles, bien baliser les zones interdites à la navigation, s’intéresser à ce petit archipel brésilien de 100 m de long, presque invisible sur les cartes, mais qui reste un danger, en plein sur la route d’Itajaï. Télécharger quelques fichiers météo, lancer les premiers routages… Face à l’écran d’ordinateur, les deux marins commencent à repérer leur chemin. Une route qui serpente entre les montagnes et les vallées formées par les dépressions et les anticyclones.

Skippers Paul Meilhat and Michel Desjoyeaux (Fra) training onboard IMOCA SMA before the start of the duo race Transat Jacques Vabre 2015, from Le Havre (France) to Itajai (Brazil), off Groix, south brittany on september 16, 2015 - Photo Jean Marie LIOT / DPPI / SMA

SMA Skippers Paul Meilhat et Michel Desjoyeaux Photo Jean Marie LIOT / DPPI / SMA

Quelle route ?

Après la quinzaine d’heures passées au reaching pour sortir de la Manche, SMA et ses 19 concurrents de la classe IMOCA devront se positionner face à un système dépressionnaire situé du côté de l’Irlande. Aujourd’hui, la route la plus rapide  pousserait la flotte à partir très au large, cap à l’ouest, à la rencontre de cette dépression. Mais cette route mène aussi au devant  de conditions de navigation très mauvaises : vent de 40 nœuds et une mer grosse. L’option 2, moins rapide mais plus raisonnable, consisterait à gagner plus tôt dans le sud, quitte à serrer le vent le long du golfe de Gascogne… une allure inconfortable mais qui n’est pas sans déplaire à la génération de bateaux dont fait partie SMA (sans foil). Avant même leur dernier briefing météo animé ce samedi par Jean-Yves Bernot, Paul et Michel commencent à étudier les choix qui s’offrent à eux. 

Confiance et autonomie 
Dans 24 heures, les deux navigateurs seront à égalité face à la tâche qui les attend.  « De la confiance et de l’autonomie », voilà ce que nous attendons l’un de l’autre dit Paul. 
Michel : « C’est ma 8e Transat Jacques VABRE. A chaque fois, je suis parti avec quelqu’un de différent. Et finalement, qu’importe la personne et son degré d’expérience. La course est un exercice qui impose un comportement, des systèmes de fonctionnement similaires à chaque fois ».
 
Emmener SMA sur la ligne d’arrivée au Brésil avec un skipper mieux aguerri pour la suite d’un programme en solitaire, tel est le contrat de départ. Mais dimanche après-midi, au large du Havre, c’est la compétition qui occupera les esprits et sera le moteur.
 
Dans sa « précédente vie », le 60 pieds a tout remporté : Vendée Globe, Route du Rhum. Il ne lui manque que la Transat Jacques VABRE à son palmarès…

 

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