Départ imminent pour Spindrift 2… objectif : record du Trophée J.verne

Après un long stand-by dû à un Atlantique Nord très mouvementé, Spindrift 2 a prévu de s’élancer sur le record du tour du monde en équipage, le Trophée Jules Verne, dès ce soir. L’équipe a donc rejoint Brest dimanche soir pour les derniers préparatifs car le début de parcours s’annonce agité avec un flux puissant de Sud…

© Chris Schmid / Spindrift racing

La fenêtre météo qui s’ouvre ces heures prochaines vient après une série de dépressions parfois très creuses à l’image de Carmen et d’Eleanor qui ont touché l’Europe de l’Ouest en début d’année. Mais si l’Atlantique Nord est encore très perturbé, une fenêtre météo se dessine avec l’arrivée d’une succession de fronts au large des Açores : derrière un puissant flux de secteur Sud, une bascule du vent au Nord-Ouest va permettre d’accrocher rapidement les alizés canariens.
Une entame musclée
Il faudra donc d’abord affronter une mer encore formée au large de Ouessant : « Nous n’avons pas eu d’ouverture depuis le début de notre stand-by mi-novembre ! C’est la première opportunité qui se dessine mais on va commencer par faire du près pour aller chercher un front dans l’Ouest qui va ensuite nous permettre de descendre avec du vent de Nord-Ouest vers les Canaries. À l’exception de cette entame, la route s’annonce assez classique avec une aile de mouette sous l’anticyclone des Açores… » précise le skipper de Spindrift 2, Yann Guichard.
 
De fait, le passage de l’équateur devrait s’effectuer après un peu plus de cinq jours, soit un temps supérieur à celui réalisé par Spindritf 2 lors de sa première tentative en novembre 2015 (4j 21h 29’), mais un score tout à fait raisonnable en comparaison au record en équipage (IDEC Sport 2017 : 5j 18h 59’). Car l’objectif est bien d’entrer dans l’océan Indien avec non seulement un peu de marge par rapport au Trophée Jules Verne de Francis Joyon et son équipage, mais aussi d’enchaîner une configuration météorologique favorable dans les mers du Sud.
© Chris Schmid / Spindrift racing
« L’anticyclone de Sainte-Hélène dans l’Atlantique Sud ne semble pas nous barrer la route, mais ne nous leurrons pas : nous avions prévu un stand-by jusqu’à la fin du mois de janvier et en partant en début de cette semaine, nous n’avons plus de joker ! Ce sera une tentative réussie ou non, il n’y en aura pas d’autres cet hiver… Il faut donc que nous fassions un temps correct (autour de 12 jours) pour arriver à la longitude du cap des Aiguilles qui marque l’entrée dans l’océan Indien. Francis Joyon et ses hommes n’avaient pas pu faire un super score lors de leur Trophée Jules Verne (12j 21h 22’) mais avaient enchaîné un Indien remarquable !  Spindrift 2 est prêt, l’équipage est prêt, nous sommes heureux de partir ! Il n’y a que la nourriture fraîche que Xavier Revil ira chercher ce matin… Pour un départ du quai vers 18h00 et un passage de ligne tard dans la soirée. » –  Yann Guichard
© Chris Schmid / Spindrift racing
Équipage Trophée Jules Verne 2017 : 
Yann Guichard (skipper) : voir son portrait
Erwan Israël (navigateur) : voir son portrait
Jacques Guichard (chef de quart/barreur-régleur) : voir son portrait
Christophe Espagnon (chef de quart / barreur numéro un) : voir son portrait
Xavier Revil (chef de quart/barreur-régleur) : voir son portrait 
François Morvan (barreur-régleur) : voir son portrait
Antoine Carraz (barreur-régleur) : voir son portrait
Thierry Chabagny (barreur /numéro un) : voir son portrait
Ewen Le Clech (barreur-régleur) : voir son portrait 
Sam Goodchild (barreur / numéro un) : voir son portrait
Thomas Le Breton (barreur-régleur) : voir son portrait
Erwan Le Roux (barreur-régleur) : voir son portrait
Routeur à terre  : Jean Yves Bernot
Pour suivre le record :

WWW.SPINDRIFT-RACING.COM/JULES-VERNE

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