Dernières infos de la Vovo Ocean Race en plein Pacifique

Nouveau défi sur la route des alizés du Pacifique : une zone de calmes entre eux et les bateaux. Pour l’éviter, Groupama s’est intelligemment décalé au nord, se rapprochant de PUMA. Toujours au sud, Telefónica et CAMPER vont sans doute souffrir pendant la transition. Au milieu, Abu Dhabi et Sanya.

« Ce dimanche, l’aube s’est levée avec un ciel complètement noir, une pluie torrentielle et un vent fou, comme ces derniers jours. » Diego Fructuoso, équipier média pour Telefónica, pose le paysage : un Pacifique surprenant et instable, une zone sans vent créée par l’anticyclone de la semaine dernière et des alizés difficiles à attraper.

« Le reste de la flotte a l’air de subir la même chose : chaque bateau a un vent d’une intensité et d’une direction différentes. »

Dans cette zone de transition qui emmène la flotte vers les alizés, il faut bien se placer. PUMA, tout au nord après un pari risqué pris dès le détroit de Luçon, vient d’être rejoint par Groupama.
« On préfère s’éloigner un peu de cette zone de vent faible, » expliquait ce matin Franck Cammas, le skipper français. « Mais on ne pourra pas y couper totalement, et on sera obligé de se frotter à des zones de molles d’ici notre arrivée dans les alizés. »

« C’est un mouvement intelligent, » explique le météorologiste de l’organisation Gonzalo Infante. « Ils ont radicalement changé leur stratégie, à l’inverse de CAMPER qui est resté au sud.

« PUMA aussi est bien placé, c’était le meilleur chemin qu’il pouvait suivre après être sorti dernier de Luçon. Mais Groupama est désormais dans la position la plus solide. Il peut faire ce qu’il veut : pousser à l’est ou protéger sa place. »

Cette transition entre vents de nord-est et alizés est un défi pour tous les concurrents. À 300 ou 400 milles du Japon, la température s’est rafraichie et les navigateurs ne savent plus où donner de la tête.

« Capey (Andrew Cape, navigateur de Telefónica) me dit que ce sera comme ça pour les 200 prochains milles, » poursuit Fructuoso. « Espérons que ça ne tourne pas mal pour nous, ça peut faire une grande différence sur l’étape. »

Après les alizés, qu’ils devraient atteindre dans 48 heures, ce sera un long bord de reaching vers le Pot-Au-Noir puis vers Auckland.
D’où l’importance de trouver ces fameux vents de nord-est au plus vite, et de glisser avec eux au meilleur angle possible.

« Ça a l’air bon pour Groupama et PUMA, » conclut Infante, « mais la transition ne sera pas facile. »

Positions à 13h UTC – 14h Paris – le 26 février 2012 :
1 – Camper à 4 244.0 de l’arrivée
2 – Telefonica à 13,90 milles du leader
3 – Groupama à 48,40 milles
4 – Team Sanya à 82.50 milles
5 – Abu Dhabi à 86,20 milles
6 – PUMA à 96 milles

 www.volvooceanrace.com

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