Des géants au grand départ de The Bridge

 Après le grand retour du Queen Mary 2 à Saint-Nazaire hier, place au grand départ de THE BRIDGE, la Transat du Centenaire ce dimanche à 19h.
Grand soleil et conditions de vent légères, ce dimanche, sur le plan d’eau de Saint-Nazaire.

-Le coup d’envoi de cette course inédite opposant symboliquement le Queen Mary 2 à quatre trimarans Ultimes a été donné, depuis le pont du paquebot, par trois figures de la voile océanique : Jean Le Cam, Alain Gautier et Bruno Peyron.

19h, un A 380 passe : bon départ de haute volée !

Une photo incroyable !… À 19h précises, IDEC SPORT, Macif, Actual et Sodebo Ultim’ ont coupé la ligne de départ de THE BRIDGE en doublant le Queen Mary 2 sur tribord. Les petits airs majoritaires n’ont pas gâché le spectacle à couper le souffle, alors qu’un A 380 – dont certaines pièces sont construites à Saint-Nazaire – s’est joint à la fête en survolant le géant d’acier et les quatre maxi-multicoques. « Le combat des géants et le survol d’un Airbus, on en a rêvé… et cela se réalise aujourd’hui »,  a déclaré non sans émotion, Damien Grimont, le créateur et réalisateur de THE BRIDGE.

De St Nazaire à NY , 4 trimarans de l’Ouest vers l’Ouest

Après le grand retour du Queen Mary 2 à Saint-Nazaire qui a levé, hier, un formidable engouement populaire et a ressemblé plusieurs dizaines de milliers de spectateurs, le compte à rebours est lancé avant le grand départ de la Transat du Centenaire. La foule est déjà au rendez-vous, massée sur les digues du port et les quais du bassin de la Cité des Paquebots, pour ne rien rater du spectacle annoncé à la hauteur de cet événement hors norme. Difficile en effet d’imaginer plus beau casting pour cette course à travers l’Atlantique Nord, qui rassemble un titan en acier et quatre géants à voiles, invités à croiser le fer en direction de New York, sur les traces retour du premier débarquement américain de juin 1917. 

Le « D-Day » d’un match Atlantique inédit 

Cette fois, ça y est. Le « D-Day » des commémorations de la Première Guerre mondiale sur la façade Atlantique est arrivé avec le départ de la Transat du Centenaire. L’heure de la grande chevauchée océanique a bientôt sonné pour le géant d’acier de 345 mètres de long, spécialement affrété pour l’occasion et les quatre oiseaux du large, ces voiliers les plus rapides au monde, parés à livrer un match Atlantique à haute valeur symbolique qui n’a pas fini de réserver des surprises et des rebondissements. 
Sur le pont du paquebot, c’est trois personnalités de la course au large, invitées à suivre et à commenter la transat de l’intérieur, que reviendra l’honneur de libérer Sodebo Ultim’ (Thomas Coville), Macif (François Gabart), IDEC SPORT (Francis Joyon) et Actual (Yves Le Blévec), dont les équipages ne cachent pas leur impatience d’en découdre à travers l’Atlantique Nord. Le trio formé par Jean Le Cam, Alain Gautier et Bruno Peyron donnera ainsi, à 19 heures précises, le top départ de THE BRIDGE 100 ans, jour pour jour, après l’arrivée des premiers soldats venus d’outre-Atlantique défendre la liberté aux côtés des Alliés sur nos côtes, ils donneront le coup de canon de cette course du souvenir qui raisonnera en signe de fraternité. Émotions fortes et grands frissons garantis sur les eaux de l’estuaire de Loire, qui auront rarement été à pareille fête. 

Avantage paquebot

Pour ce grand jour, toutes les conditions sont réunies pour que la fête soit belle et tienne ses promesses sous le soleil généreux de la partie et dans des petits airs majoritaires. «  Au départ, le vent sera bien mou dans le chenal de Saint-Nazaire. La petite bascule de Nord-Ouest et ses vents inférieurs à 10 nœuds attendus dans la soirée ne permettront pas de grandes envolées… Dès que les trimarans Ultimes auront laissé le phare du Grand Charpentier sur son tribord, il leur faudra déjà faire un choix crucial pour contourner la dorsale anticyclonique qui emprisonne le golfe de Gascogne et qui forme un mur difficile à traverser dès les premières 24 heures », confirme Dominic Vittet, météorologue de la course.

D’entrée de jeu, les 22 marins réunis par les quatre équipages ne devront donc pas ménager leur peine pour tirer le meilleur de ces conditions. Pour autant, ils devront surtout redoubler de vigilance à l’heure de s’élancer et de doubler à tribord le Queen Mary 2 qui appareillera à 18h15 pour venir se positionner sur la ligne avant de progressivement accélérer pour rallier New York après 5 heures et 19 heures de traversée. D’après les dernières prévisions, les trimarans Ultimes, qui s’apprêtent à livrer une bataille de tous les instants, devraient accuser entre 36 et 48 heures de retard face à ce « liner » qui avale l’Atlantique à toute vapeur .

1 FRANCIS JOYONIDEC SPORT 10 NDS 3141 NM
2 THOMAS COVILLESODEBO LTIM 11.2 NDS 3141 NM
3 FRANÇOIS GABARTMACIF 9.1 NDS 3141 NM
4 YVES LE BLÉVECACTUAL 10.7 NDS 3141 NM

http://www.thebridge2017.com/

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