Drame de la mer en cette fin d’année

Un marin oléronnais de 55 ans est mort dans la nuit de mercredi à jeudi après être tombé à la mer. Un second matelot tombé à l’eau, lui aussi, a pu être repêché sain et sauf

Ce matin du 20 décembre, aux environs de 11 heures, les chalutiers ramenaient le naufragé et la victime au port de la Cotinière.
Douleurs et consternation sur le quai. L’enquête s’ouvrait pour tenter de comprendre pourquoi ces deux hommes ont été précipités à l’eau.
Port de la Cotinière © photo David Briand  SUD OUEST

Selon les informations qui circulaient sur le quai et qui restaient à confirmer, Richard Aubrière, le patron du « La Nioulargue », se trouvait à la barre de son navire lorsque ses deux seuls matelots sont tombés à la mer. Il se pourrait qu’un problème hydraulique ait contraint à une manœuvre pour ramener le chalut à bord. C’est alors que ce serait produit l’accident. Toujours au conditionnel, un cordage aurait balayé le pont, emportant dans sa course violente les deux marins par dessus bord.

Cela s’est passé à 45 nautiques (80 kilomètres) dans l’ouest de l’île d’Oléron lorsque vers 3 h 45 dans la nuit de mercredi à jeudi, le chalutier de la Cotinière « Marjanic » alerte alors le Centre régional opérationnel de secours et de surveillance (Cross) en mer d’Etel que deux marins viennent de tomber à la mer.
Il s’agit des deux matelots du « La Nioulargue », un autre chalutier d’Oléron.

Sept navires rallient immédiatement la zone de pêche. 25 minutes se sont écoulées lorsque l’une des deux victimes est hissée à bord du « Médéluc »,patronné par Richard Montil. Kévin Henri âgé de 23 ans est sain et sauf.
50 minutes après l’alerte, le second marin Bruno Sivaujon, 55 ans, père de trois enfants demeurant à Saint-Georges-d’Oléron, est retrouvé par le « Marjanic » que patronne Bruno Papineau.
Récupéré à son bord, il est inconscient.

L’appareil Dauphin Guépard Yankee du service public de la Marine nationale basé à La Rochelle décolle à 5 h 23 avec à son bord une équipe d’urgentistes du centre hospitalier de La Rochelle.

27 minutes plus tard, plongeur et médecin sont hélitreuillés à bord, sur le pont du « Marjanic ». Une manoeuvre délicate exécutée dans 30 à 40 km/h de vent. En dépit de leurs efforts, les sauveteurs ne pourront ranimer la victime.

Le chalutier cherchait de la lotte

Avec le rush des fêtes de fin d’année et la forte demande en produits de la mer qui l’accompagne, les patrons de chalutiers ciblent les espèces dont les cours sont élevés. A une cinquantaine de milles nautiques (80 km) d’Oléron, ils sont assurés à cette période de l’année de trouver lottes, seiches et encornets.
Le cours de la lotte est, en ce moment, très porteur à la criée de la Cotinière où le « La Nioulargue » avait vendu sa pêche, mardi dernier.
Le chalutier était reparti en mer depuis, et devait vraisemblablement revenir au port, cette nuit de jeudi à vendredi, pour mettre son poisson sur le carreau, ce vendredi matin.
Source  le journal  Sud Ouest

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