Escale technique à St-Domingue pour le monocoque Safran

Une pièce d’articulation de gouvernail du monocoque Safran est endommagée.
Marc Guillemot et Yann Eliès vont devoir faire une escale technique à St-Domingue.
L’équipe à terre s’organise pour cet arrêt, prévu mercredi. Safran repartira en course ensuite.

« En l’état actuel, le bateau est impossible à barrer et même le pilote automatique force beaucoup, explique Marc Guillemot. Il poursuit : « il y a des effets de blocage et de levier qui font que l’on risque de tout casser, d’aggraver le problème si on ne fait rien. Cela nous a coûté un spi, déchiré hier samedi. Surtout nous devons modérer nos choix de voiles, nous ne pouvons plus porter la toile du temps ».

Voilà donc l’explication du déficit de vitesse que l’on constatait sur Safran ces dernières 48 heures.
Dans ces conditions, tenter de reprendre du terrain sur les bateaux est impossible, Marc Guillemot et Yann Eliès ne pouvant pas utiliser le bateau à 100% de son potentiel.
Le skipper de Safran a pris la seule décision raisonnable :
« j’ai prévenu ce dimanche matin la direction de course que nous allions nous arrêter à St Domingue pour réparer. »

Safran ©C.Launay Mais « Pas question d’abandonner »

Deux membres de l’équipe technique vont prendre l’avion avec les pièces à remplacer.
La réparation – « qui ne devrait pas prendre plus d’une heure ou deux » – devrait être effectuée mercredi, dans la baie de Bayahibe qui se trouve à l’est de la capitale Santo Domingo.
« Cela nous fait un détour limité à 40 milles par rapport à la route directe. C’est pour nous y rendre que nous risquons de perdre du temps, cette baie étant située sur la côte sous le vent », précise Marc Guillemot.
Ce dimanche matin, il reste un peu moins de 1000 milles à couvrir pour atteindre cette baie.

En revanche, « pas question d’abandonner, nous ne l’avons jamais fait et même si c’est pour boucler le classement, nous repartirons en course après avoir réparé ». La déception est grande, mais il faut relativiser. « Nous sommes déçus bien-sûr, mais il n’y a pas mort d’homme », commente le skipper de Safran, « mieux vaut que cette avarie survienne maintenant plutôt que pendant le Vendée Globe qui reste l’objectif majeur. »

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