Fincantieri : le dossier STX France n’est pas encore clos !

 

Les 7000 salariés du Chantier naval de St- Nazaire s’inquiètent … L’italien Fincantieri, leader européen de la construction naval en passe de reprendre les parts du coréen STX.

Le tribunal de Séoul a fait de l’italien Fincantieri le candidat privilégié à la reprise des chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Le groupe sud-coréen STX Offshore and Shipbuilding, actionnaire majoritaire du chantier de Saint-Nazaire, se débat depuis des années avec des pertes croissantes provoquées par une gestion défaillante et une demande mondiale en berne. Il a officiellement été mis en vente en octobre par la justice sud-coréenne.

Les chantiers de Saint-Nazaire, détenus pour un tiers par l’État français, sont sa seule filiale rentable.

Fincantieri doit à présent mener une étude de terrain sur les chantiers navals français et se mettre d’accord sur un prix d’achat avec le groupe sud-coréen, avant la signature d’un accord qui le verrait acquérir 66,6 % de STX France, a ajouté le porte-parole

©PHOTOPQR/OUEST FRANCE ; Loire Atlantique. Visite du paquebot Harmony of the Seas au chantier STX Europe de Saint Nazaire. Ce paquebot de croisiere est le plus grand jamais construit à Saint Nazaire. 2016/02/18. MS Harmony of the Seas is an Oasis-class cruise ship under construction at STX Europe shipyard for Royal Caribbean International. (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree960095.jpg) [Photo via MaxPPP]

 

Une seule candidature

Les noms de Fincantieri, du néerlandais Damen et du groupe naval français DCNS avaient été évoqués avancés pour la reprise de la florissante filiale française de STX Offshore and Shipbuilding.
Mais l’italien avait été le seul à faire une offre de reprise la semaine dernière dans les délais impartis.
Contrairement à sa maison mère, STX France, qui compte 2 600 salariés et fait travailler environ 5 000 sous-traitants, est en pleine forme avec un carnet de commandes très bien rempli.
STX France avait été revendu à STX en 2008 par le Norvégien Aker Yards, qui l’avait racheté en 2006 à Alstom.
STX Offshore & Shipbuilding est sous le contrôle de ses créanciers depuis 2013, dont la banque publique Korea Development Bank. Ceux-ci ont lâché plus de 4 000 milliards de wons pour l’aider à faire face à ses échéances (3,2 milliards d’euros).
Mais cela n’a pas suffi à remettre l’entreprise à flot et son endettement total atteignait 7 300 milliards de wons en juin.
 

 

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