Henri Manguin, l’éblouissante couleur, une exposition au Musée de St Tropez

L’Annonciade, Musée de St Tropez, propose une exposition inédite consacrée au peintre Henri Manguin

L’ancienne Chapelle Notre-Dame de l’Annonciade, érigée en 1568 a été désaffectée à la révolution, elle fut aménagée en 1937 pour recevoir les collections du « Museon Tropelen » et elle est devenue aujourd’hui le Musée de l’Annonciade.
Cette ancienne Chapelle, malgré sa pointe de modernisme a gardé tout son aspect intime et c’est dans un esprit de grand recueillement que l’on peut admirer une remarquable collection et de belles expositions temporaires.

A ne pas manquer jusqu’au 08 octobre 2011 cette exposition inédite consacrée au peintre Henri Manguin.
Inédite, dans le sens où seules les oeuvres des années de jeunesse font l’objet de cette manifestation.
Inédite aussi, car seuls les paysages ont été retenus.
A travers quarante peintures et aquarelles issues de collections publiques et privées, les paysages que nous offre l’artiste traduisent sa joie de vivre, son optimisme et, thème cher aux fauves, sa quête d’une Arcadie où tout est « luxe, calme et volupté ».

Demeurer à jamais fidèle à son chant du bonheur et de la couleur.

Manguin  au musee de l Annonciade

Considérer l’oeuvre de Manguin entre 1900 et 1914, c’est d’abord observer l’émergence d’une personnalité artistique.
Durant cette période se dessine la logique d’une oeuvre qui le fait d’emblée entrer dans la couleur.

Au contact de la lumière méditerranéenne qu’il découvre en 1904 à Saint-Tropez, Manguin hausse ses tons qui restent toutefois attachés au motif plus qu’ils ne répondent à la recherche d’une expression décorative.
La violence des couleurs pures : les jaunes, les verts, les rouges, les bleus et les mauves qu’il affectionnait particulièrement ne provoque pas chez lui de débordements, ni d’outrages.
Il reste maître de ses sensations et de ses effusions.

Son mérite est de n’avoir pas voulu dépasser sa mesure, d’avoir su, à une époque où un jeune artiste était facilement tenté par la surenchère, garder assez de calme pour accomplir l’oeuvre qui lui convenait.

Un catalogue de 120 pages accompagnera l’exposition et permettra de découvrir l’oeuvre de Manguin des années 1900-1912 à travers plusieurs thèmes :
Les paysages seront abordés par Marie-Caroline Sainsaulieu, rédactrice du catalogue raisonné de Manguin.
La critique et la réception de son oeuvre durant ces mêmes années feront l’objet d’une analyse par Jean-Paul Monery.
Les ateliers de l’artiste seront étudiés par le petit-fils de l’artiste Jean-Pierre.

 

 

 

 

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