Inventaire pratique et poétique pour le skipper Fabrice Amadéo

A J-5 iredu départ du Vendée Globe, c’est l’effervescence sur les pontons des Sables d’Olonne. A bord de Newrest-Matmut, la liste des choses à faire diminue de jour en jour, signe rassurant d’une préparation parfaitement orchestrée. Pour Fabrice Amedeo et son équipe, l’heure est au chargement des indispensables sacs d’avitaillement et de vêtements. L’occasion de dresser avec le skipper francilien un inventaire du bord… pratique et poétique.

 

Fabrice Amédéo (Fra) Skipper de l'IMOCA NEWREST-MATMUT, photo © Jean-Marie LIOT / Newrest-Matmut

Une alimentation surveillée de près


Manger, dormir, se vêtir… à bord d’un Imoca en course autour du monde, toutes ces actions du quotidien prennent une tournure particulière tout en gardant un caractère essentiel et plus encore. Ainsi, l’alimentation d’un marin au large revêt-elle un aspect primordial que Fabrice Amedeo, fidèle à son approche très rigoureuse, n’a pas manqué de mettre entre de bonnes mains.

Virginie Auffret, nutritionniste du sport chez Nutri&Co, a ainsi eu la lourde tâche de composer les menus du bord, en tenant compte de critères liés à la performance, à l’effort, au plaisir et à la progression de Fabrice autour de la planète : « Le but, c’est d’éviter une perte de poids ou une fonte musculaire importante, tout en gardant le plaisir de manger, explique celle qui accompagne le marin depuis un an. Pour cela, nous jouons sur la variété des plats, mais aussi sur leur qualité nutritionnelle. Pour connaître les besoins de Fabrice, nous avons défini ses habitudes alimentaires et ses dépenses quotidiennes, à terre, et pendant les courses. A partir de là, j’ai établi des menus adaptés à ses besoins. Sur le plan calorique, la fourchette peut varier de 2500 Kcal/j dans les zones les plus chaudes, à 5500 Kcal/j pour les plus froides ». Concrètement, 95 sachets quotidiens ont d’ores et déjà trouvé place à bord de Newrest-Matmut, chacun contenant un petit déjeuner, deux repas chauds et deux encas (un pour le milieu de nuit et un pour le goûter) composés essentiellement de barres de céréales, de fruits secs et de viande séchée. « Pour les dix premiers jours, je ne prends que du lyophilisé, notamment pour tenir compte de l’adaptation au rythme de la course, et de la brioche Pasquier pour le petit déjeuner, détaille Fabrice. Ensuite, je mixerai avec des plats préparés ». Et s’il avoue ne pas trouver dans la nourriture de réconfort particulier en cas de baisse de moral, il n’a pourtant pas manqué de mettre en bonne place ses deux péchés mignons : le chocolat et les bonbons !

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