La 12e édition des Voiles du Vieux-Port bat son plein

Et en avant la musique !

Le vent, comme l’esprit, souffle où bon lui semble. Au lendemain de la victoire historique de la France contre la Suisse au Brésil, – suivie comme il se doit dans le Village des Voiles du Vieux-Port sur l’esplanade du Fort Saint-Nicolas pendant la soirée des équipages -, les prévisions laissaient augurer un passage au mode  »petit temps »  samedi, troisième jour de régate.
Décidément très inspiré, le comité de course des Voiles du Vieux-Port a conduit la flotte au-delà de l’île Maïre, à la rencontre d’un vent inespéré qui a ouvert à une nouvelle manche de brise. 

 VVP Photo Pierik Jeannoutot

La journée de samedi a donc commencé au cœur d’un Vieux-Port particulièrement calme, que le bateaux ont quitté en fin de matinée pour une mise à disposition prévue à 12h30. Une manœuvre effectuée à la rame – comme d’habitude – pour le fin et élégant Lézard, un gréement houari de la série des 30 m2 sur plans Caillebotte de 9m70.

Le vent, visible au large, n’entrant pas dans la rade, le comité de course avait le bon goût de décaler les départs dans le temps et dans l’espace à la rencontre d’un courant de sud-est qui soufflait au large. A 14h15, les trois départs étaient donnés sur deux parcours de 10 et 20 nautiques, à l’extérieur de la rade, comportant le contournement des îles de Jarre et Plane pour les plus petits, et de celle de Riou pour les plus grands bateaux.

C’est dans ces conditions musclées que les concurrents ont bouclé une nouvelle journée d’anthologie au cœur du périmètre maritime du Parc National des Calanques, le long des falaises minerals, jusqu’à la fermeture de ligne à 19h pour certains.

A la veille de l’ultime journée de course et après cette nouvelle manche ventée, les leaders confirment :  Chez les Epoque Aurique, Moonbeam l’emporte et reprend la tête au classement général provisoire, alors que Jour de fête, second au général, signe sa première victoire de manche. Sonda  règne toujours sans partage en époque Marconi 2 avec une troisième victoire d’affilée, tout comme Sagittarius chez les Classique Marconi 1. Kertios  trébuche en classique Marconi 2 derrière Maria Giovanna et Ratafia mais conserve la tête au général provisoire.

Désagréable mésaventure en revanche pour Peau Brune, en tête des deux premières manches en IRC, victime d’un démâtage à l’intérieur de la rade, alors qu’il naviguait avec un ris en direction de la bouée des Goudes, cede le general à Paihere.

Un jour, un bateau : Mignon, le nouveau !

Pas facile à porter comme patronyme, mais Mignon n’est pas seulement un nouveau venu – centenaire depuis peu – sur le circuit de la voile classique. C’est une jolie rencontre que ce sloop de 16m45 de 1904 en bois sur plans August Plym, arrivé par camion de Stockholm où il était à terre depuis plus d’un an directement à Port Corbières. Originalement gréé en Aurique, le bateau a été transformé en Marconi 7/8 dès 1911. Si vous n’avez pas vu le vaisselier en bas à droite de la descente, c’est sans doute que vous n’avez pas – encore – été invité dans le carré de ce beau racer, tant le meuble – un placard aux vitres ciselées, évidé pour recevoir verres et coupes – est à la fois inhabituel et témoin d’un raffinement extrême. Plus particulier,  le pont vernis, une caractéristique plus répandue dans les pays nordiques et les fjords que dans les Calanques méditerranéennes. Le nom du bateau serait d’origine Wagnérienne, du nom d’un morceau éponyme, à une époque où les mots français étaient particulièrement en vogue dans le lexique germanique.

Ils ont dit :

– Renaud Godard, jaugeur CIM

 »Jolie flotte, une bon équilibre entre les Classique et les Epoque qui ont tous les deux été séparés en deux catégories, racing et cruising, alors qu’avant on avait tendance à répartir par longueur, une évolution amenée par l’usage, qui est intéressante. J’ai navigué le premier jour à bord d’Oriole où nous avons vécu un petit événement un peu difficile avec la rupture d’une bastaque qui a donné lieu à un bon moment de frayeur, parce qu’il y a le risque important que le mât tombe dans ce cas là, mais heureusement l’équipage a réagi avec promptitude et on a pu continuer la régate avec des conditions pas très violentes, mais tout de même assez sportives pour ce type de bateau. Le deuxième jour, j’ai navigué à bord de Nan, qui est un habitué de nos circuits, sur un parcours plutôt plus facile puisque nous n’avons pas fait le tour du Frioul. Et aujourd’hui, sur Mignon, même si cette première sortie du bateau a été plus consacrée aux tests qu’à la compétition…’

– Jean-André Cherbonel, Président du jury, représentant de la Fédération Française de Voile.

 »C’est ma douzième édition des Voiles du Vieux-Port. Ce qui est remarquable, c’est l’esprit et je dirais même, l’état sportif, parce que, s’il n’y a pas beaucoup de réclamations, cela veut dire qu’il y a un respect des uns envers les autres qui est assez fort. Je suis un président de jury satisfait, car la situation, aujourd’hui, est aussi le résultat de ce qui se prépare en amont, au niveau du règlement, par la préparation des instructions de course, de tout ce qui concerne les règles. Donc si ça marche bien, c’est que quelque part, avant, tout le monde s’est bien appliqué à les faire. L’évolution de la manifestation est positive puisqu’il y a de plus en plus de participants. Pas forcément des grandes unités qui sont en charter et donc au commerce, nous avons plus de  »bateaux de passionnés » qui viennent avec leurs moyens. Le nombre suit, et on retrouve toujours la passion.’

Le Programme de ce dimanche 22 juin dernier jour de régate

9h30 – 19h : Ouverture du village au public

11h – Mise à disposition en mer pour une ou plusieurs courses

11h30 – 13h – 14h30 – Sorties en mer gratuites pour le public avec  »Régate en Vue » en partenariat avec l’Office de la Mer.

17h30 – remise des prix

18h – Animation Jazz

Source Presse VVP

lesvoilesduvieuxport.com

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