La Mini a tiré sa révérence au Marin , rendez-vous dans 2 ans !!

La remise des prix de la seconde étape, mardi a récompensé tous les marins de la Mini-Transat La Boulangère 2017 .
La Mini-Transat La Boulangère a beau être un exercice solitaire, mais c’est aussi une belle aventure collective.

Remise des prix de la 2nde étape la Mini Transat La Boulangère au Marin – le vainqueur en proto , Ian Lipinsky

Retour sur ce « bac Mini »

Initialement, le changement de parcours demandé par la direction de course afin d’éviter un risque de tempête tropicale au nord de la zone de course n’avait pas enthousiasmé les coureurs. Beaucoup craignaient le nombre de milles supplémentaires et les plus affutés des solitaires arguaient qu’un tel parcours allait inévitablement créer une course de « chevaux de bois », passé l’archipel. Au final, nombre de concurrents ont été séduits par le passage entre les îles, certains imaginant même en faire une prochaine destination de voyage. La traversée de l’Atlantique a toutefois laissé la part belle aux options de route même si les écarts latéraux ont été beaucoup plus faibles qu’à l’accoutumée. Il y avait des coups à jouer et certains ont su en profiter tel Benoît Sineau (Cachaça II) en série ou bien encore Camille Taque (Foxsea Lady) ou Jörg Riechers (Lilienthal) qui ont su être dans le bon timing par rapport aux bascules de vent, en prototype.

Alors le détour par le Cap-Vert : fausse ou vraie bonne idée ? Réponse en 2019.

 

Deux vainqueurs, deux philosophies

Le contexte était différent et la manière de mener un bateau aussi. En prototype, Ian Lipinski (Griffons.fr) s’est vite trouvé sans véritable concurrence, ses adversaires directs handicapés par la casse les uns après les autres. Après l’abandon d’Erwan Le Mené (tableau arrière arraché), l’escale forcée à Mindelo d’Arthur Léopold-Léger (rupture de safran) et le démâtage de Romain Bolzinger, Ian n’avait plus qu’à gérer sa marche en avant vers la Martinique. Ce ne fut pas toujours facile pour le leader contraint de naviguer parfois cotre nature en bridant son tempérament de gagneur.

En série, Erwan Le Draoulec (Emile Henry) avait une revanche à prendre sur la première étape. Malgré le début timide de Valentin Gautier (Shaman – Banque du Léman), les soucis de pilote de Rémi Aubrun (Alternative Sailing – Constructions du Belon), il restait encore nombre de candidats à la victoire. C’est d’ailleurs Tanguy Bouroullec (Kerhis Cerfrance) qui embouquait en tête le chenal entre Santo Antao et Sao Vicente. Mais très vite le benjamin de la flotte enclenchait la surmultipliée, naviguant parfois au-delà des limites du raisonnables et creusant un écart irrémédiable sur ses adversaires qui ne pouvaient suivre le rythme. Tanguy Bouroullec perdait ses chances de podium dans une option sud trop poussée qui allait lui faire perdre le contrôle de la tête de course. Tom Dolan (offshoresailing.fr) se faisait peur en manquant de sancir sous spi et logiquement levait le pied. Clarisse Crémer (TBS) tentait bien de résister, mais Erwan Le Draoulec était bien un cran au-dessus.

 

Remise des prix de la 2nde étape la Mini Transat La Boulangère au Marin – vainqueur en série Erwan Le Draoulec

Tous gagnants

Mais la Mini-Transat La Boulangère, c’est aussi le parcours de tous ces anonymes, ceux qui ne feront pas leur miel de la course au large, et qui pourtant auront marqué de leur empreinte, au même titre que les autres, cette édition 2017. C’est Stéphane Gresset (Uniflow Marine) qui, sorti très déçu de sa première étape a choisi de vivre pleinement l’aventure de la traversée de l’Atlantique sans s’obnubiler sur le classement et qui, grâce à cette philosophie de vie, a retrouvé le plaisir de naviguer. Ce sont les forcenés de la VHF qui ont inondé les ondes de leur besoin de parler, de raconter leur vie tel Vianney Desvignes (Effidyn Stade Français), Luc Giros (Cabinet Rivault Nineuil – Enedis) ou bien encore Andrea Pendibene (Pegaso Marina Militare). C’est le calme olympien d’Elodie Pédron (Manu Poki et Biotechs) qui, de galère en galère, a toujours su garder son sang-froid, impressionnant ses concurrents et camarades de traversée. Ce sont encore Guillaume Combescure (Mini Oiri) ou bien encore Charlotte Méry (Optigestion Femmes de Bretagne) qui ont trouvé les ressources nécessaires pour en terminer malgré l’absence de pilote depuis plus d’une semaine parfois. C’est Marcel Schwager (h-artvision.ch) qui ne sait trouver les mots pour exprimer son bonheur d’avoir été de cette aventure. Marcel qui se révélera par son humour placide et décalé lors des soirées passées sur le ponton à accueillir les nouveaux arrivants. Ce sont enfin, les boulettes de Slobodan Velikic (Sisa 2), victime d’une erreur de way-point pour atterrir sur les îles du Cap-Vert ou Martin Callebaut (Extasea) contraint de finir au près pour passer la ligne d’arrivée. Erreurs de navigations vénielles reprises avec le sourire qui se doit quand on a réussi de traverser la grande mare aux canards. Pour tous ceux qui sont arrivés de l’autre côté, le rêve pour lequel ils ont mis entre parenthèses souvent deux années, voire plus de leur vie s’achève. Petit à petit, la communauté de la Mini va se dissoudre dans les départs vers la métropole, se refondra provisoirement à l’occasion de la remise des prix pour un dernier baroud d’honneur. Mais quoi qu’il advienne maintenant, ils ont répondu à l’appel : « passe ta Mini d’abord. » ​​​​​​​

Remise des prix de la 2nde étape la Mini Transat La Boulangère au Marin

 

 

Remise des prix de la 2nde étape la Mini Transat La Boulangère au Marin

Merci à la presse et au rédacteur  de la Mini

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