La voix d’Armateurs de France face au changement climatique

Alors que la COP21 inaugure une nouvelle période d’engagement sur le climat, Armateurs de France est depuis un an un membre actif de la Plateforme Océan et Climat, qui associe les associations, les scientifiques et les entreprises.
La Plateforme a dévoilé, lors d’une conférence de presse, organisée le 12 novembre 2015, en présence de Ségolène ROYAL, ministre de l’Écologie, la teneur de son plaidoyer pour que les enjeux liés à l’océan et aux zones côtières soient progressivement pris en compte à travers des mesures spécifiques, et intégrés aux différents axes de la négociation.
L’océan est le principal régulateur du climat mondial : couvrant 71 % de la surface du globe, il produit plus de 50 % de l’oxygène de l’air que nous respirons, absorbe environ 30 % du CO2 et 93 % de l’excès de chaleur générés par les activités humaines.
Limiter le réchauffement de la planète à 2°, voire 1,5° est essentiel pour maintenir cette capacité de régulation de l’océan et pour limiter les bouleversements qui sont en cours. Soutenant l’ambition d’un accord universel et juridiquement contraignant, la Plateforme Océan et Climat rappelle que l’océan demeure également le grand oublié des négociations climatiques.

Photo A.Cassim

Photo A.Cassim

RECOMMANDATIONS CONCRÈTES EN FAVEUR DE L’OCÉAN

Parce qu’il y a désormais urgence à corriger ce paradoxe, ce plaidoyer présente 9 recommandations concrètes en faveur de l’océan, pierre angulaire de l’adaptation au changement climatique :

1. Produire pour les décideurs un état de la science sur les enjeux et les mesures appropriées concernant les océans et les changements climatiques, notamment par le biais d’un Rapport Spécial du GIEC sur l’océan.

2. Considérer l’importance d’écosystèmes sains et fonctionnels face au changement climatique, en accélérant la mise en place d’un réseau cohérent et résilient d’aires marines protégées.

3. Reconnaître le rôle des écosystèmes marins et côtiers en tant que puits naturels de carbone (carbone bleu).

4. Développer les Énergies Marines Renouvelables (éolien, hydrolien, énergies marémotrices et houlomotrices), tout en préservant la biodiversité marine.

5. Accompagner la transition énergétique du transport maritime et développer des solutions technologiques innovantes pour des navires plus sûrs et plus respectueux de l’environnement.

6. Soutenir prioritairement les mesures d’adaptation pour les régions les plus vulnérables, en particulier les zones côtières des pays en développement (PED), les territoires et les petits États insulaires.

7. Renforcer le transfert de technologies, vers les pays et les régions océaniques et côtières les plus vulnérables. La coopération internationale doit compter des projets d’adaptation et de préservation des écosystèmes marins.

8. Dédier explicitement une part du Fonds Vert aux projets marins et côtiers (protection des mangroves, zones humides et vulnérables dont la capacité de stockage du CO2 est très importante).

9. Mieux articuler la Convention-Cadre des Nations-Unies sur les Changements climatiques avec les accords existants relatifs à l’océan, notamment les « Objectifs du Développement Durable (ODD)

http://www.ocean-climate.org/

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