Le leader de la TBM, Erwan Tabarly, devrait arriver à Fort-de-France au lever du jour

Après trois semaines d’océan, les solitaires vont vivre cette nuit leurs derniers milles en mer. Ils s’apprêtent à sentir les odeurs de la terre, apercevoir les premiers bateaux, poser le pied sur un sol statique. Ils rêvent d’un bon repas, d’une douche, de parler aux copains.
Demain, ce sera le retour sur terre… Erwan Tabarly (Armor Lux – Comptoir de La Mer) devrait arriver au lever de soleil à Fort-de-France.
Le marin, prudent à une poignée d’heures d’une possible victoire, n’ose y penser : « Je ne sais pas ce que ça fait, je verrais bien, ça ne m’est jamais arrivé. ». Pour lui aussi, il y aura un avant et un après…

Erwan Tabarly photo: A.Courcoux

Erwan Tabarly photo A. Courcoux

Alors qu’il lui reste moins de 250 milles à parcourir, Erwan Tabarly poursuit sa route à bonne vitesse, droit sur l’îlet Cabrits, situé à la pointe sud de la Martinique.
Il se trouve, ce samedi, dans une situation idéale. « Je ne peux pas être mieux placé. Je suis exactement entre mes concurrents et l’arrivée, c’est parfait. Je suis sassez confiant pour la suite » a expliqué le skipper d’Armor Lux – Comptoir de la Mer.
Fort d’une avance de 45 milles, à 24 heures de l’arrivée, on voit mal ce qui pourrait le priver de la victoire à Fort-de-France.
Le Fouesnantais a fait le calcul, il faudrait que ses adversaires progressent au moins deux nœuds plus vite que lui pour revenir au score. Dans la mesure où ils se trouvent tous, aujourd’hui, sur une trajectoire assez rectiligne, en bâbord amure, la seule chose qui pourrait désormais empêcher Erwan de monter sur le plus haute marche de cette Transat Bretagne – Martinique, c’est un souci technique.
« A l’heure actuelle, c’est ce dont je me méfie le plus. Je reste vigilant. Pas question de déchirer mon spi dans un grain ou de taper quelque chose dans l’eau », a commenté le marin.
S’il reste prudent, il avoue néanmoins commencer à savourer sa fin de course. « Une quarantaine de milles d’avance à moins d’une journée de l’arrivée, c’est extraordinaire. Je ne m’attendais pas à un tel scénario. Toutes les transats que j’ai faites jusqu’ici se sont terminées à vue et se sont souvent jouées à quelques minutes » a précisé Erwan.
Il ne lui reste donc qu’à aller vite, et il l’a prouvé tout au long de ces 19 derniers jours, il sait faire.
Il est attendu entre 10 et 12 heures (heure française) soit 5/6H heure locale demain dimanche 7 avril sur la ligne d’arrivée.

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