Le nouvel objectif de Francis Joyon !

Francis Joyon prend peu à peu possession de son nouveau trimaran IDEC SPORT.
Le bateau vient d’arriver à Vannes sous les couleurs de Lending Club, après une campagne de records en équipage. Place maintenant à la mise en chantier chez Multiplast (Vannes), la mise aux couleurs d’IDEC SPORT… et la préparation du stand-by pour le Trophée Jules Verne.

L’objectif de Francis Joyon avec son nouveau trimaran IDEC SPORT est de tenter d’améliorer dès cet hiver le record du Trophée Jules Verne détenu par l’équipage de Loïck Peyron en 45 jours, 13 heures, 42 minutes et 53 secondes.
SAILING - BI ROUTE DU RHUM 2010 - BELLE ILE (FRA) - 25/09/2010 - PHOTO : FRANCOIS VAN MALLEGHEM / DPPI IDEC - SKIPPER : FRANCIS JOYON

SAILING – BI ROUTE DU RHUM 2010 – BELLE ILE (FRA) – 25/09/2010 – PHOTO : FRANCOIS VAN MALLEGHEM / DPPI
IDEC – SKIPPER : FRANCIS JOYON

Un défi « Ultime » pour Joyon qui reste à ce jour le circumnavigateur le plus rapide en solitaire depuis son exploit à bord de l’ex-IDEC en 2008, quand il avait bouclé le tour du monde en 57 jours, 13 heures, 34 minutes et 06 secondes.

Questions/réponses

Le  trimaran vient d’arriver à Vannes. Cette fois peut-on dire que le marin en prend vraiment possession ?
« Oui et non : la passation officielle aura lieu le 15 septembre. Mais avec Ryan (Breymaier, le skipper du multi sous les couleurs de Lending Club), nous prenons quelques jours d’avance pour nous passer le relais. Hier, nous avons convoyé le bateau vers Vannes dans du très beau temps. Il a été gruté au chantier Multiplast, où nous le mettrons aux couleurs d’IDEC SPORT. D’ici là, on démonte du matériel et des voiles, on enlève les tickets de Lending Club et surtout on organise entre Ryan et moi tout ce qu’il y a à faire sur le bateau : pour eux les petits travaux qui font suite à son utilisation pendant la période de location, pour moi tout ce qui concerne les améliorations en vue du Trophée Jules Verne… »

Justement, quelles améliorations seront apportées à l’ex-Groupama 3 ?
« Nous allons par exemple installer des systèmes de protection pour le barreur et l’équipier qui est aux winchs à surveiller les écoutes. Je trouve que ces postes sont trop exposés pour les mers du Grand Sud où ça mouille beaucoup. Il faut mieux les protéger pour les quarts dans ces mers-là, prévoir des aménagements pour s’accrocher et ne pas être balayé par les vagues. Il nous faudra aussi installer un désalinisateur, et encore un système pour sécher les cirés et les bottes. Au final, c’est intéressant car cela permet d’être plus légers en emmenant moins d’équipements et de vêtements que si nous n’avions pas cet équipement. Ce sont des petites choses comme ça… Pour résumer, nous remettons le trimaran en configuration pour un tour du monde et les mers hostiles du Grand Sud. »

Combien de temps doit durer le chantier ?
« Cela dépendra un peu de la météo car il n’y a pas assez de place sous les ateliers et nous sommes sur le terre-plein chez Multiplast, mais disons qu’en trois semaines à un mois, nous devrions avoir terminé. Nous devons aussi adapter le petit mât et installer deux voiles neuves, entre autres. J’espère que nous naviguerons dès le 7 ou 8 octobre. »

C’est une étape importante… le compte à rebours commence, en quelque sorte ?
« On peut dire ça oui, le compte à rebours est déclenché ! On savait déjà que le bateau marchait très fort et Ryan et ses équipiers l’ont prouvé en glanant de nouveaux records : ils ont rempli tous leurs objectifs et sont très contents… Maintenant, on entre dans le vif du sujet de notre côté. C’est le temps de la préparation effective, nous annoncerons l’équipage un peu plus tard : nous partirons à six marins et pour l’instant nous sommes sept sur la liste, car il faut bien prévoir un remplaçant au cas où. Tout ça s’organise… et c’est ce que nous sommes en train de faire. »

                                      

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