Les bateaux de la Transquadra continuent d’arriver à la Marina du Marin à la Martinique.

Et c’est presque devenu un « casse-tête » pour leur trouver une place aux pontons de cette « mecque de la voile antillaise ».
Si la majorité de la flotte est regroupée sur une grande partie du ponton 4 , qui est aussi le ponton d’accueil, d’autres sont réunis à la place de voiliers en navigation en ce moment. Car il est à noter que cette marina est très active et très appréciée par les plaisanciers.
En ce temps de vacances et de carnaval la Martinique les charters font le plein.
Avec l’arrivée des derniers concurrents, ils seront au nombre de 98 voiliers à avoir réalisé cette deuxième étape entre Madères, et la Martinique.
A terre chacun refait sa course, et dans les restaurants et bars de la Marina il n’est question que de cela…. Chacun raconte sa course , et dans leurs yeux et leurs expressions ce sont des flash-back permanents…. « les gros nuages noirs qui vous arrivent dessus  et qu’on ne peut éviter », « les rafales à plus de 30 N, les surfs avec des pointes à 17 N »,  « de bateaux qui se couchent mais on s’y habitue » et « après une semaine de course l’ennui et la routine » « qu’est-ce que je fais là? » , mais « l’objectif de la course reprend vite ses droits, maintenant qu’on y est faut y aller » des mots qui parlent des instants difficiles et parfois délicats mais aussi du bonheur et du plaisir d’être sur l’eau et pour certains la fierté de n’avoir rien cassé, ni déchiré..

Cameron Le couple Renouard
Arrivé le jour de la Saint Valentin le couple de Camerone, cagnard 228, Michel et Christine Renouard arrive exténué
. On n’est pas loin du  plus jamais ça . «On a eu beaucoup de vent dur et fort. Des départs à l’abattée intempestifs et ça casse les bateaux. Camerone est parti plein sud et a rencontré des vents costauds, des vents de 25 à 30 nds qu’il a fallu gérer pleines balles sous spi,  alors là c’est l’humain qui rentre en jeu. On va chercher nos limites sur le plan physique. Ça se termine par des départ au tas avec des casses ! De toute façon,  il y a des bateaux plus adapté. Nous, on termine heureux,  mais meurtris par la dureté des éléments et la dureté du bateau. Beaucoup de souffrance c’était vraiment la guerre, pour s’en sortir on va piocher dans la douleur du physique.

Il faut se dépasser c’est vraiment une aventure humaine. Ma femme ne la refera pas et moi qui avais déjà traversé une fois sur ce bateau,  je vais peut être attendre un peu avant d’envisager repartir faire une autre transat. Même mon pote, Morgann Pinson,  me dit de ne plus la faire sur ce bateau… »
VagespoirL’ombre au tableau aura été celle de l’équipage iltalien arrivé mercredi matin un peu après 10h (15H en France) sous un grain antillais à bord de « Vagdespoir », le Bavaria 36 des concurrents Daniel Prévot et René Le Cunff.

Retour sur les faits :
Le 2 février, à trois heures du matin, un concurrent italien « Cymba », un SunFast 32 heurte un OFNI. Le tandem italien, Isodoro Santececca et Francesco Piva, voit s’envoler ses chances de bien figurer dans l’épreuve. Mais les événement sont bien plus alarmants.
‘Nous avons percuté quelque chose de très dur. Le choc a été sec souligne Isodoro et j’ai toute de suite senti l’odeur de la résine se répandre dans le bateau. Le palier supérieur du safran était descendu et le safran lui était remonté. Le tout était compressé. En plus j’ai remarqué une fissure de 1m à 1m20. Nous avons tenté tous les deux de colmater la brèche. Rien à faire l’eau commençait à monter nous avons donc lancé l’appel de détresse ».

Relayée par Mico Bolo le directeur de course, l’information sera transmise à trois autres concurrents. Ondine, Cravan et Vagdespoir.
10 heures plus tard Vagespoir sera sur zone. Daniel Prévot l’ancien commando marine et René Le Cunff passent vite à l’action. « Nous sommes allés à l’abordage dans une houle de 1,50m et 15 nds de vent. On a beaucoup cogné mais ils sont montés à bord relativement correctement ».
« Nous leur avons préparé un bon repas et ils ont ensuite refusé de se reposer pour partager les quarts avec nous »
Avant de repartir dans la course, le bouchon du loch aura été préalablement enlevé et les transalpins ne verront pas leur Sun Fast 3200 sombrer par 4500 m de profondeur.

Pour le classement et plus d’infos :
www.transquadra.com

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