Les coeurs s’accélérent à la veille du grand départ de la Route du Rhum-destination Guadeloupe

« Saint-Malo, c’est un grand moment ! ».
C’est Vincent Riou qui le dit après dix jours passés dans la Cité Corsaire. Un grand moment donc mais désormais, le skipper de PRB fourmille d’envie d’y aller… A 24 heures du coup d’envoi, la météo de cette Route du Rhum semble toujours aussi idéale et favorable à PRB et à Vincent. De quoi générer encore un peu plus d’impatience à l’idée de larguer les amarres.

La course s’annonce dure, intense, engagée mais aussi rapide et favorable à la glisse. Dans ces conditions, des bateaux comme PRB, Maitre Coq ou Macif pourraient bien rapidement creuser l’écart. Vincent est prêt pour le défi qui l’attend sur l’Atlantique et nous fait un point détaillé sur cette météo idéale.

PRB photo BStichelbault
 

Comment s’annonce la météo du départ ?

« Des routes aussi favorables, je n’en ai quasiment jamais trouvé. Je n‘aurais jamais rêvé de conditions comme ça même si ça va être tonique, même si ça va être difficile. Ce sera rapide et favorable à la glisse.

Je suis prêt à affronter tous les schémas météo. Celui du départ me convient comme d’autres auraient pu me convenir. »

Et dans le détail, qu’indiquent les prévisions pour l’instant ?

« Au départ, nous allons avoir un vent de sud-ouest d’une vingtaine de nœuds qui se renforcera entre le cap Fréhel et la pointe Bretagne. Il devrait atteindre 30-35 nœuds au maximum au passage d’un front qui aura lieu à la sortie de la Manche. Le passage du front va nous faire virer de bord et nous faire partir dans un flux d’ouest nord-ouest assez fort et assez tonique vers les Açores.

Ce flux nous accompagnera pendant 3 jours environ. Trois jours de course de vitesse, déjà. Il y aura un grand run à ce moment-là. Cela nous permettra de bien avancer sur la route. Il est encore un petit peu tôt car là, on parle de ce qui va se passer mercredi. On aura déjà fait pas mal de route et nous serons bien décalés dans le sud.

A ce moment-là, deux options se dessineront. Soit être directement dans l’Alizé, soit avoir encore un petit talweg dépressionnaire à gérer avant de s’enfoncer dans l’Alizé. Ce sera un début de course plutôt agréable pour nous car nous n’allons pas avoir beaucoup de manœuvres. Par contre, nous allons avoir beaucoup de changement de voiles.  Il va falloir surtout être vigilant pour ne pas rater le passage du premier front et essayer d’être le plus rapide possible dès qu’on se retrouvera dans le flux de nord nord-ouest. »

Quelle est ta stratégie pour les premières heures de course ?

« Je vais essayer de partir assez vite. Disons qu’il y a un premier objectif, celui de passer Fréhel sans encombre. Là ce ne sera pas forcément la performance qui sera en haut de la pile on va dire. Une fois que l’on aura passé le cap, on va essayer d’accélérer le plus rapidement possible parce que l’essentiel c’est d’être parmi les premiers bateaux à toucher le front en fin de nuit  dimanche à lundi pour pouvoir démarrer dans le flux de nord-ouest en même temps que les petits copains. Cela revient, comme dans une course de Formule 1, à être le premier dans le premier virage !  Ca peut être important pour la suite. Je veillerai durant la première nuit car il y aura beaucoup de trafic maritime. Et en plus, les concurrents ne seront pas loin… »

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