« Les mutins de la mer » après un livre une nouvelle aventure

Emmanuel et Maximilien Berque repartent sur une petite embarcation, le MICROMEGAS 5 qu’ils sont entrain d’affuter !
Objectif  un an d’exploration autour de l’Atlantique sur ce prototype minuscule de 4.96m, un catamaran sans tirant d’eau, sans quille ni dérive.
A bord les jumeaux vont écrire deux livres et tourneront  selon leur habitude un film d’aventures sur le mode du HAPPENING…
Le thème de l’expédition: « Les 51 îles… »

Retour sur le dernier  ouvrage de ces inséparables jumeaux qui se présentent ainsi

1 couillon, 2 couillons…
des Zéros, c’est à dire des héros avec la liaison !!!
mais encore et surtout des anti-héros,
avec liaison, ça donne des Zantihéros,
donc nous sommes des gentils Héros !!!

Uniquement guidés par l’observation à l’œil nu du soleil, des étoiles, de la direction du vent et de la houle, Emmanuel et Maximilien Berque partis de Lanzarote à bord de Micromégas 3 ont atteint la Guadeloupe en 27 jours !

Pour « Les mutins de la mer » (Robert Laffont) qui mieux que les gentils Héros peuvent mieux happer les futurs lecteurs  ?
 Les Mutins de la Mer - E.et M. Berque

Auto portrait pied et retardateur, îles Exuma, Bahamas 1996
PROLOGUE

Lorsque l’éditeur nous a demandé un livre relatant notre traversée record France-Miami sur le canot de 4 m que nous avions dessiné puis construit, nous avons tout de suite été intéressés et avons accepté.
Nous avions été les premiers journalistes-photographes de surf en France à la fin des années 70, époque où ce sujet n’existait pas encore sur le marché français.
Issus d’une famille d’intellectuels, puisque notre père était professeur au Collège de France, nous avions déjà écrit de nombreux articles de voyages et d’aventures personnelles et l’écriture d’un livre nous semblait une suite logique.
Raconter uniquement une traversée de l’Atlantique nous avait semblé trop spécialisé et nous avons donc décidé de narrer cette aventure comme un parcours initiatique, depuis notre enfance jusqu’à cette fameuse traversée.
Nous rappelons que pour cette expédition, nous n’avions pas de moteur, aucune électronique, pas de radio, pas de balise de détresse, pas de canot de sauvetage. Et pas de sponsor. Nous n’étions donc pas payés pour le faire et cela change beaucoup les règles du jeu …
Il nous semblait donc fondamental que le point le plus important était surtout d’expliquer comment on peut avoir le courage de risquer sa vie, ce qui amène une personne à braver le danger à ce point et pourquoi on le fait.
Nous ne sommes pas des blablateur, ni romanciers de salon se contentant de l’imaginaire. Pour nous, raconter sa vie n’est pas une chose facile et nous semble un peu prétentieux.
Nous voulions écrire un ouvrage facile à lire pour tout le monde, le plus vivant et spontané possible, instinctif, tout comme nous le sommes.
Nous avons donc décidé de l’écrire au présent et non au passé. Ainsi, il nous était interdit d’expliquer nos faits et gestes passés et notre mentalité d’enfants, puis d’adolescents et jeunes adultes avec nos pensées et analyses actuelles d’hommes de 50 ans.
Nous avons donc essentiellement raconté au mode présent nos actions à l’age de 5, 15, 25, 35, 45 ans… puis la traversée.
On est ce que l’on fait, les actions d’une personne déterminent forcément sa personnalité et son caractère. Comme cela, sans que nous parlions trop de nous-même, le lecteur entrerait peu à peu dans notre mentalité et nous comprendrait progressivement.

Nous avons toujours aimé le style épuré des romans policiers et des auteurs américains style Steinbeck et Bukowski.
Inutile donc de se compliquer la vie, l’essentiel est de se faire comprendre et surtout d’avoir quelque chose à dire ! Nous avons écrit simplement tout ce qui nous passait par la tête, chacun séparément à notre table, improvisant tous les deux et sans concertation sur les passages de notre vie, en essayant quand même de ne pas aborder les mêmes thèmes.
Nous avons ensuite assemblé le tout, en éliminant quelques répétitions dues au fait que nous sommes jumeaux. Nous relayant dans l’écriture des chapitres ou même l’un commençant un chapitre, l’autre le finissant. Cela donne d’ailleurs un rythme très particulier, rebondissant et varié auquel nous tenions, une spécialité des jumeaux.
Charlie Parker ne disait-t-il pas que la musique était une suite de tensions et de détentes harmoniques ? Pour finir, nous avons travaillé ensemble sur l’introduction et sur la conclusion.

Le livre est donc en premier lieu un voyage initiatique, un formidable appel de la mer, l’histoire d’une aventure maritime unique sous forme d’une suite de nouvelles.
Le récit d’une vie romanesque nullement romancée, un ouvrage faussement naïf qui, pour un lecteur sachant lire entre les lignes, est presque l’essai d’une philosophie concrète, intuitive, naissante, expérimentale, et nullement livresque.
Tout est vrai dans le texte et nous aurions pu illustrer tous les épisodes du livre par des photographies car nous faisons de la photo depuis l’age de 12 ans.
C’est aussi un livre sur les jumeaux écrit par des jumeaux complètement atypiques et vivant en parfaite symbiose, ce qui n’est pas courant pour ne pas dire exceptionnel.
Pour nous, le titre aurait pu être: « Les tribulations picaresques et existentielles de deux anticonformistes à la recherche de la liberté ».

Ça se dévore comme un polar !

Emmanuel et Maximilien BERQUE
www.sansboussole.com
berque@aliceadsl.fr
Commander notre livre nous aide beaucoup !!!
E et M BERQUE
88, rue des écoles
40 170 Saint Julien en Born

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