Les premiers concurrents de la Transquadra attendus cette nuit au Marin

On compte les heures !
L’organisation est en place, bien installée dans une grande salle au cœur même de la Marina du Marin, terme de cette course transatlantique entre Madères et la Martinique.
Dans le port le plaisance l’activité est fébrile, afin de libérer le ponton 4 le long duquel seront amarrés, dans l’ordre de leur arrivée, les 90 bateaux de la Transquadra.
Marina du Marin @A.CassimA terre diverses manifestations sont prévues pour accueillir les navigateur, leurs familles et le public.

Une exposition attrayante, avec des photos et panneaux, représentant le long tracé de la vie maritime, permettra à ses visiteurs, pendant une semaine, de découvrir ce monde de la  mer.
Après l’inauguration ce soir de cette page culturelle, tous s’apprêtent à passer une nuit blanche pour accueillir en héros les premiers quadras : à 2H le premier double, et 7 h plus tard, vers 9 h demain matin, le premier solitaire … (+5 H pour la France)

Le premier semble indétrônable.
La flotte se déploie en V dans le sillage de « Thinkanalytic »,.
Le premier attendu à 2 H du matin heure locale. Le A.35, est mené train d’enfer par l’équipage franco-suisse, Hervé Chanu et Christophe Peclard.
Il est poursuivi par trois chasseurs qui se relaient à ses trousses depuis des jours, « Nautistock » 239, Victoria 233 et Crew’s Control 226. Tous trois se tiennent en respect à 32 / 38 milles derrière le leade

Collé-serré !

L’écart entre les premiers solitaires est encore plus restreint, et la bagarre sera sévère entre  « Swinhoe » -3, le JPK 10.10 de Philippe Vicariot et Festa-15, le SunFast 3200 de J-François Hamon.

Qui franchira la ligne le premier vers 9h heure locale (15 h en France) ? à moins que « Sport Adapté » – 29 d’Alex Peraud, qui les talonne à 15 milles derrière ne vienne leur brûler la politesse .

« Aquaculture et Ecologie ».
Pendant ce temps là, un peu en retrait, un solitaire nous propose un cours magistral.
Laurent Bénibri, solitaire sur Colibri – 21, dont nous connaissions l’humour et les facéties, est aussi (et surtout )pilote d’avion. Il dirige une petite compagnie aérienne de taxi-brousse dans la forêt amazonienne.
Au nombre de ses missions : le dénombrement et l’évolution de la faune marine, dauphins, baleines, requins, près des côtes guyanaises… études qu’il effectue avec des scientifiques en survolant une zone déterminée, pendant 6 heures, toutes les 3 semaines depuis des mois . Passionnant !

 Aujourd’hui, il révèle une autre facette de ses connaissances et a ecrit ce mail :

« Comme vous l’avez remarqué, nous naviguons depuis quelques jours au milieu d’algues, et plus nous avançons plus la densité de celles-ci augmente. Ce phénomène est observé depuis avril 2011. Ces algues qui sont des Sargasses, vivent habituellement au fond de l’océan et par grande profondeur. Et elles ne se détachent que par petites quantités pour leur reproduction par essaimage. Or, pour la première fois il a été observé par satellite et par avion des « nappes » de Sargasses de plusieurs kilomètres carrées, et celles-ci dérivent depuis dans le courant subéquatorial, en se fractionnant au gré des vents et des tempêtes.
Il n’y a pas d’explications à ce nouveau phénomène, mais les chercheurs …. cherchent!!!

Écologiquement, elles ne posent pas de problèmes, et ce serait même un bonus environnemental, puisqu’il se crée avec ces algues des minis chaînes alimentaires complètes, comme les DCP, bien connus dans les Caraibes, qui abritent des planctons, petits poissons et mêmes des bébés tortues.
A priori, ces algues ont l’élégance de ne pas se coincer dans nos safrans et dérives, alors pas de soucis.
Bon vent, et bon rush final aux premiers, gardez nous de la bière, on arrive!!!! »

Une belle image des Transquadras : Des marins très sérieux qui ne se prennent pas au sérieux !

www.transquadra.com

 

 

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