Les TAC et Quotas d’espèces profondes pour les années 2013 et 2014

Le Conseil des ministres européens de la pêche a adopté le 29 novembre 2012 les totaux admissibles de captures (TAC) et les quotas d’espèces profondes pour les années 2013 et 2014, à des niveaux équilibrés, conformes aux recommandations scientifiques.

Le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) a constaté, dans ses derniers avis, une amélioration notable de l’état des principaux stocks d’espèces profondes, notamment du grenadier de roche, du sabre noir et de la lingue bleue.
Les scientifiques disposent en effet de données de plus en plus nombreuses et précises sur ces stocks, notamment grâce à un partenariat étroit noué avec les pêcheurs.

lingue Bleue source http://www.consoglobe.comLors du Conseil des ministres européens, les TAC pour le sabre noir et le grenadier de roche de l’Ouest Ecosse, qui concernent au premier chef les armements français, ont ainsi été augmentés conformément aux avis scientifiques du CIEM.
Le TAC de sabre noir sera augmenté de +40% en 2013 et de +30% en 2014.
Le TAC de grenadier de roche sera accru de +69% en 2013.
Le TAC de lingue bleue sera pour sa part fixé lors du Conseil de décembre.
Le Conseil s’est également prononcé en faveur du maintien de l’interdiction de capture pour l’hoplostète orange et les requins de grands fonds.

Frédéric CUVILLIER salue ces différentes mesures qui permettront aux armements français et européens de poursuivre une exploitation raisonnée et durable des stocks d’espèces profondes.

Par ailleurs, Frédéric CUVILLIER a rappelé l’importance de l’accord en cours de négociation entre l’Union européenne et la Norvège, qui porte sur la fixation de quotas conjoints pour la plupart des espèces de mer du Nord (cabillaud, lieu noir, hareng, merlan…) et pour le cabillaud pêché en zone arctique.

Pour ce qui est de la gestion concertée du stock de maquereau de l’Atlantique du nord-est, le ministre a rappelé sa position : rien ne justifie que l’Union européenne et la Norvège renoncent à leur part historique, tant que l’Islande et les Iles Féroé n’adoptent pas une approche plus constructive dans les négociations en vue d’une gestion durable du stock avec l’ensemble des Etats côtiers.

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