L’impact du réchauffement climatique sur la faune marine de la Manche

La température moyenne de la Manche  augmente doucement mais significativement :
des mesures réalisées au large de Roscoff et de Plymouth au cours de ces vingt dernières années indiquent une élévation qui oscille entre 0,6 et 0,7°C par décennie selon la profondeur.
Les conséquences de ce réchauffement de l’eau sur la faune demeurent encore largement méconnues.

La campagne BENTHOCLIM,
qui a débuté  le 2 mai 2012 à bord du navire Côtes de la Manche  et qui s’achèvera le 16 mai, va permettre de déterminer l’évolution de la distribution d’une soixantaine d’espèces du macro-benthos.
Les espèces étudiées pendant la mission, nombreuses en limite d’aires de distribution en Manche occidentale en relation avec les gradients thermiques, appartiennent essentiellement aux groupes des mollusques, des crustacés et des échinodermes.

Glycimeris Glycimeris@O.Barbaroux-IFREMER

©Ifremer - Olivier BARBAROUX Une espèce de bivalve commerciale qui sera échantillonnée durant la campagne BENTHOCLI

Cette campagne est réalisée dans le cadre d’une collaboration avec la Station Biologique de Roscoff , la Station Marine de Wimereux , la Station Marine de Dinard  et 6, le CNRS, l’Institut Universitaire Européen de la Mer  et le laboratoire Ifremer DYNECO du Centre Ifremer Bretagne.
Elle s’inscrit dans le cadre du projet BENTHOCLIM : réponse du macroBENTHOs à l’évolution du CLIMat en Manche Ouest.
Celui-ci est porté par Eric Thiébaut, maître de conférences à la Station Biologique de Roscoff, et Nicolas Desroy, chercheur à la station Ifremer de Dinard , et bénéficie du soutien financier du PNEC .

Une seconde campagne BENTHOCLIM, plus hauturière, devrait avoir lieu en 2014 à bord du navire de l’Ifremer Thalassa. Elle permettra de couvrir le reste de la Manche ouest avec un total de 220 stations échantillonnées réparties le long de deux axes.

 

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