L’Oberthur Atlantic Trophée, cap sur les Açores…

A 17h10 tapantes, ce 14 juillet, Michel Vialet, président du comité de course, donnait le départ de l’Oberthur Atlantic Trophée.
La flotte quittait la baie de Douarnenez  dans un spectacle d’une rare beauté.

Oberthur Atlantic trophee departQue l’on s’apprête à mettre sur le cap sur une traversée de 1 100 milles à bord d’un voilier moderne ou d’un yacht classique, tous vivaient à leur manière ce moment si particulier.
Premier à quitter le bassin de Douarnenez, Oren Nataf, propriétaire de Gweneven – un Swann 38 à bord duquel cet amoureux des belles choses a appris la navigation il y a trois ans.
A bord d’Olbia, seul yacht classique mené en double sur cette épreuve, Christian Chalandre  « On est peu inquiet mais aussi soulagé. On est heureux de retrouver la mer. Mon équipier et moi naviguons ensemble depuis 20 ans. Il n’y a pas d’inconnue, nous savons comment nous allons gérer ça ! Chaque moment en mer est un bon moment à vivre. On attend ça avec impatience ».

Un peu plus loin sur le ponton, Bilou Belle, propriété de Jean-Jacques Ollu, président de l’Atlantic Yacht Club, skippé par Yann Salaun et souvent cité parmi les favoris, Oberthur Atlantic trophee tirait sur ses amarres, dans la hâte de vivre les premières heures de course : « Nous sommes assez content de partir parce qu’il y a cette effervescence régulière sur les trois quatre jours qui précèdent les départs de course et qui fait qu’à un moment donné, il est temps d’y aller ! Nous attendons avec impatience d’être à ce soir, au raz de Sein….. Derrière, nous attendons une météo tout à fait favorable qui va nous permettre de faire du chemin assez vite. On table sur moins de dix jours en ce qui nous concerne ».
Les Basques de Westward of Clynder jouaient sur l’humour, par la voix du propriétaire, Edouard Vichot : « Un bateau c’est comme une maison, on n’est jamais prêt ! Mais disons que globalement nous sommes prêts! ».Enfin, pour l’équipage d’Air Mail, l’heure du coup de canon libérateur avait une couleur toute particulière.
Seul voilier açoréen engagé, il savourait le plaisir de mettre le cap sur Horta, leur port d’attache.
Horta aux Açores @A.Cassim
Amazon, skippé par Olivier Pécoux, faisait honneur à son statut de plus grand voilier de la course en prenant les devants, talonné par les Açoréens et Gerfaut III sous un grand soleil et un vent d’une quinzaine de nœuds.
Comme prévu, dans 48 heures, un flux de Nord Ouest soufflant 25 nœuds avec rafales à 35, viendra cueillir les concurrents. Mais d’ici là, chacun aura eu le temps d’entrer dans son histoire avec le large.

Pour suivre la course : www.atlantic-trophee.com

 

 

 

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