Louis Burton le plus jeune des concurrents du Vendée Globe : une vigilance de chaque instant

Les 18 skippers du Vendée Globe encore en course naviguent actuellement sur une véritable autoroute maritime et doivent faire preuve de la plus grande prudence pour éviter les collisions.
Kito de Pavant est l’infortunée victime de ce trafic.
Le golfe de Gascogne avalé sur un bord, ils ont paré le Cap Finisterre et longent maintenant les côtes portugaises. Bureau Vallée est en milieu de flotte, 12ème au classement de 16 heures.
Tout va bien à bord.

Louis Burton /Burton Vallee -copyright-Marcel Mochet

Le baptême du feu
Pour son premier Vendée Globe, Louis Burton connaît un début de course idéal, même si la première nuit a été rude.
Le plus jeune des concurrents qui ne s’est pas laissé impressionner par ses aînés en les coiffant sur la ligne départ, se situe, après 50 heures de course, en milieu de flotte. Au classement du milieu d’après-midi, Bureau Vallée pointait à la 12ème place à 129 milles de Macif, le leader de la flotte.

A bord, Louis a pris son rythme, il s’est bien nourri, a réussi à se reposer et après l’intensité émotionnelle du départ, il accorde maintenant sa tête et ses jambes pour la grande compétition qui s’ouvre devant lui.

De l’ouest dans le sud
C’est sur un bord, en tribord, pratiquement rectiligne, en file indienne, que les concurrents du Vendée Globe ont ouvert le bal pour gagner le cap Finisterre. Désormais les trajectoires varient et les empannages se succèdent.
Louis Burton a empanné dans la nuit, mettant ainsi un peu d’ouest dans son sud pour échapper à la bulle anticyclonique qui s’installe le long des côtes portugaises et qui va provoquer un net ralentissement des moyennes des bateaux, en particulier pour ceux de fin de classement.

Maîtriser la fougue, garder la tête froide, ne pas s’emballer.
Louis Burton est un fonceur, il se connaît et sait que cette qualité peut le desservir sur une course au long cours comme le Vendée Globe. «Je fais très attention au bateau » a-t-il précisé à son équipe ce matin.
Peu loquace depuis le départ, Louis fait preuve d’une grande lucidité. «Je suis très fier de participer à cette course, c’est la plus belle pour moi, la plus pure, la plus dure aussi. Pour en être, il faut aimer les défis, c’est mon cas et le premier défi, c’est de la finir. Je crains surtout la casse mécanique, il faut essentiellement préserver le bateau ». Et les fortunes de mer de Marc Guillemot et de Kito de Pavant ont évidemment renforcé la vigilance du skipper de Bureau Vallée. Ces abandons ont aussi beaucoup attristé Louis parce Marc et Kito ont été les deux skippers les plus disponibles et attentifs à son égard.

Site officiel : www.louisburton.bureau-vallee.fr

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