Madère-Le Marin : premiers jours de course mouvementés

Après 4 jours de mer, la course a repris ses droit et dans une météo pas facile à déchiffrer, a livré à l’organisation une série d’alertes, dont une, au moins, aurait pu être dramatique. L’addition commence à être lourde. Après les arrêts au stand du départ, la casse au large. Mais tous les coureurs de la Transquadra ont démontré dans l’épreuve force courage et adresse prouvant, s’il en était encore besoin, le niveau du plateau et de l’épreuve.

Transquadra Flor da Rosa dématâge

Valérie Antonini, la malchanceuse, cagnard 19 sur JPK 10.10, est rentrée au port après le départ, pilote automatique en panne. Elle a trouvé dans le port le JOD 35 belge « Electro Rent » cagnard 254, immobilisé pour la même raison. Valérie est repartie, 48 heures après le départ officiel, avec à bord Philip De Coninck, équipier d’ « Electro Rent ».
Situation originale pour la seule femme solo de la course dont le bateau ne sera évidemment pas classé.

L’organisation les garde sous contrôle et ils apparaîtront sur les positions du website de la Transquadra.

Course terminée (31.08.450N-21.55 180 W) pour  »Flor da Rosa »des rapides et sympathiques coureurs de l’importante flotte belge de la Transquadra.
Christian Deffrennes et Pierre- Alexandre Jouvençon, A 31, cagnard 236, ont laissé leur mât au fond de l’océan, le 26, en pleine nuit. Ils font route, sous gréement de fortune et au moteur, vers les Canaries.
3 autres bateaux font également route vers les Canaries :Txitia Bat, cagnard 214, Black Pearl cagnard 225, Quattro cagnard 260 (autre démâtage).

Pour les démâtés, les instances de sauvetage internationales sont mobilisées. MRCC Gris Nez, MRCC Lisbonne , MRCC Açores ainsi que SASEMAR Madrid.

Enfin grosse alerte le 27 pour le journaliste Patrice Carpentier.
Le CROSS GRIS NEZ, et le MRCC des Açores, Punta Delgada, ont appelé la direction de course, vers 14h30, pour déclarer qu’ils avaient reçu une alerte venant d’une balise de détresse PLB.

Vers 14h45, Patrice Carpentier a appelé par Iridium pour indiquer qu’il venait de tomber à l’eau mais qu’il avait été récupéré.

 » j’étais un peu énervé par nos casses de matériels (tangons) mais c’est la régate, il y a de la mer, du vent et ça va vite, personne ne lâche rien … je suis allé à l’avant sans m’attacher et me suis fais déséquilibrer par une vague. Je suis passé par dessus la filière. Dominique, m’entendant crier, m’a attrapé la main du cockpit, mais le bateau filait trop vite. Il a eu les bons réflexes, en  jetant à l’eau tout ce qui est prévu à cet effet : bouées couronnes, perche, et lifesling. C’est ce qui lui a permis de revenir vers moi, car avec la forte mer, il ne me voyait pas. J’ai pu attraper le bout jaune du lifesling et remonter à bord par l’échelle arrière ». Tout va bien pour Patrice, choqué certes, mais le marin est solide. Il a besoin de repos. Le drame a été évité de peu pour l’équipage, du double Dominique Bleichner-Patrice Capentier Sun Fast 3200 Groupe 5.
Ouf de soulagement pour tous!

Enfin le gros de la flotte a pris la route directe. Certains plus au nord, d’autres plus au sud. Mais il semble que dans l’incertitude résultante de flous fichiers météo, avec une zone de  »molle » pas facile à localiser, l’orthodromie rallie à son panache l’essentiel des concurrents avec des différences qui apparaissent, tout de même, de plus en plus. Les options pour l’instant se dessinent à peine. Soit plein sud pour éviter la manque de vent, mais en allongeant sa route, soit près de l’orthodromie en jouant à contourner la bulle.
A suivre !!!

    Imprimer Commenter Partager

    Laisser un commentaire