Mini Transat : Justine Mettraux a passé la ligne d’arrivée à Pointe à Pitre

La navigatrice Genevoise Justine Mettraux, skipper de TeamWork, est arrivée cette nuit à Pointe-à -Pitre
En terminant deuxième bateau de série de la Mini Transat sur TeamWork, après 22 jours de mer, elle signe le meilleur résultat féminin de l’histoire de la Mini Transat

La navigatrice Genevoise est la première Suissesse à traverser l’Atlantique en solitaire en course.
A ce jour, seul deux femmes, Isabelle Autissier (troisième proto en en 87) et Anne Monmousseau (3ème série en 95) sont montées sur le podium dans l’histoire de la régate.

Elle a rejoint la marina du Bas du Fort à Pointe-à-Pitre à 3h40 du matin locale, accueillie par sa famille, ses amis et son sponsor. Son temps de course est de 22 jours, 22 minutes, 55 minutes et 34 secondes. Elle a parcouru 4075 milles à la vitesse moyenne de 7,4 nœuds.

Aymeric Belloir, le vainqueur de l’épreuve en série, arrivé 1 jour, 13 heures et 43 minutes avant Justine, était présent pour l’accueillir au ponton, de même que Bertrand Delesne, qui a terminé 4ème en Proto sur l’autre voilier TeamWork. Comme le veut la tradition, les deux régatiers ont sauté à l’eau dans la marina, emmenant la Suissesse dans leur plongeon.

En terminant deuxième de la Mini Transat, Justine Mettraux doit également remporter le Championnat de France de course au large, basé sur les résultats des épreuves en solitaire de la saison. Le classement officiel du championnat sera officiellement publié à l’issue de l’arrivée de l’ensemble des concurrents.

Privée de radio depuis les Canaries, elle a découvert son classement en approchant de la ligne d’arrivée. «Je n’ai plus d’informations depuis Lanzarote» a déclaré la navigatrice en mettant le pied à terre. «Je savais que j’étais troisième au Canaries, et que j’avais bien navigué. J’espérerais être dans les dix. C’est une super nouvelle d’être deuxième.» Justine a reconnu avoir souffert de la solitude, et avoir trouvé la traversée longue. «Quand on a aucune indication de classement ni de météo, il faut trouver l’énergie pour rester dans la course. C’était très dur psychologiquement. Au niveau stratégie, j’ai simplement navigué vite, et choisi mes options au feeling, en fonction des conditions, en interprétant au mieux les phénomènes que je traversais.» Heureuse et très émue, elle a laissé échapper quelques larmes en arrivant. «C’est vraiment un truc de malade» a-t-elle encore déclaré.

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