Mini Transat : mission accomplie pour Henri Marcelet… dans la difficulté

 

Le jeune nordiste, Henri Marcelet, termine à la 19ème place de la Mini Transat Ile de Guadeloupe dans la catégorie MiniT Nord Pas de Calais Photo J.Vapillondes voiliers de série. Le skipper – amateur du Mini 6.50 « Région Nord-Pas-de-Calais » est arrivé, hier soir à Pointe à Pitre en Guadeloupe, sous gréement de fortune suite à la casse du haut de son mât. 12ème de la première étape entre Douarnenez et Lanzarote, 24ème de la deuxième étape en direction des Antilles françaises, le sociétaire de la Voile d’Ardres (Pas-de-Calais) est passé par tous les états sur sa première traversée de l’Atlantique en solitaire, sans assistance et sans communication. Fidèle à lui-même, il retient beaucoup de bons moments et aura fait preuve d’une sacrée combativité lors de ces dernières heures de course.

Deux chalutages ont généré deux casses majeures (bout dehors puis tête de mât) qui ont sérieusement entravé la course d’Henri. Il en faudrait cependant encore plus pour atteindre sa positive attitude : tant que ça glisse, tout va bien !

« J’ai fait un premier chalutage au Cap Vert : la pièce qui tient le bout dehors a cassé. Je ne voyais pas comment réparer. Il allait faire nuit, j’ai mis les voiles en ciseau et je suis allé dormir. Le lendemain, j’ai fait une réparation, qui a tenu le temps de prendre une vague…
Je me suis d’abord dit que j’allais faire la route sans spi, mais à 1940 milles de l’arrivée, ça faisait long. J’ai pensé aller au Cap Vert il fallait juste trois points de soudure pour réparer, mais il fallait faire 200 milles dans le mauvais sens, au près. J’avais 12h d’escale minimum… Je me suis dit qu’il valait mieux continuer la route, même en étant deux nœuds moins rapide que les autres.
J’ai tenté une deuxième réparation qui a tenu 400 milles. Lorsqu’elle a lâché, j’ai d’abord laissé tomber, puis j’ai tenté une troisième réparation qui a tenu jusqu’ici ! »

2e chalutage
« J’étais décroché de la flotte. Pendant 12 jours, je n’ai vu personne. Je n’ai retrouvé du monde que la veille de l’arrivée. J’avais rattrapé pas mal de retard et il y a eu ce deuxième chalutage : j’ai affalé le spi dans un gros grain, il a touché l’eau, ça a fait casser le haut du mât qui devait être déjà fragilisé. »

Glisse géante de Lanzarote à Pointe-à-Pitre
« Mais à part ça c’était super ! C’est la piste de ski géante. On est parti de Lanzarote, on était dans le domaine des 50000 vallées on a attaqué par une rouge limite noire le long du Maroc, après on a fait une autre rouge un peu plus facile vers le Cap Vert, après c’était une bleue dans les alizés et un final un peu compliqué avec des bosses (les grains) à négocier, mais c’était de la glisse, de la glisse de la glisse. Malgré quelques déchaussages et un genou (le mât) cassé à l’arrivée, ça reste du bonheur ! »

Mon pilote me parlait
« La solitude m’a pesé à un moment. C’est dur de trouver son rythme lorsqu’on est seul. Il faut savoir où mettre le curseur. C’est long, depuis cinq jours j’entendais des voix… mon pilote me parlait. »

Nuits magiques
« La nuit c’était magique, le ciel était magnifique ! J’ai même éteint mes feux de mât à un moment pour mieux profiter du spectacle tellement c’était beau. »

Source citation Mini Transat Ile de Guadeloupe

L’actualité d’Henri : http://www.henrimarcelet.com/

L’actualité de la Mini Transat : http://www.minitransat-ilesdeguadeloupe.fr/

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