Morgan Lagravière honore le nouveau port de Roscoff en prenant la première place de l’étape

Le jeune skipper s’est imposé à Roscoff avec panache : après avoir mené la flotte quasiment depuis le départ de Gijon, Morgan Lagravière (Vendée) a franchi la ligne d’arrivée à 00h 03′ 55 », avec un bon quart d’heure d’avance sur un groupe de quatre solitaires qui finissaient dans un mouchoir de poche : Nicolas Lunven (Generali), Xavier Macaire (Skipper Hérault), Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012) et Michel Desjoyeaux (TBS)… Mais surtout avec près de deux heures de marge sur Yann Eliès (Groupe Quéguiner – Leucémie espoir) !

Déjà deuxième à Gijon lors de la deuxième étape, Morgan Lagravière remporte pour la première fois une étape de La Solitaire du Figaro-Eric Bompard cachemire.Morgan-Lagraviere-arrivee-R

 
Morgan Lagraviere, skipper du Figaro Vendee, vainqueur de la 3eme etape de la Solitaire du Figaro-Eric Bompard cachemire 2013 – Roscoff le 15/06/2013 Photo A.Courcoux

Pour sa troisième participation, ette victoire à Roscoff le propulse aussi sur la deuxième marche du podium, à seulement 29′ 56 » du nouveau leader au classement général sur trois étapes, Frédéric Duthil (Sepalumic), et à 3′ devant Yann Eliès, grand perdant de cette manche !
En difficulté lors de la première étape avec une quatorzième place à deux heures de Yann Eliès, Morgan Lagravière a construit son retour aux avant-postes dès Porto quand il a fallu revenir par le large pour conclure une deuxième étape pleine de pièges : dans le sillage d’Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), le jeune coureur terminait à une belle deuxième place à Gijon et grappillait quelques précieuses minutes sur le leader au classement général, Yann Eliès.

Ce dernier était d’ailleurs moins à l’aise sur ce troisième parcours en direction de la Bretagne puisqu’il débutait mal au large des côtes asturiennes en prenant l’option Ouest. Car quand les calmes prévus dans le golfe de Gascogne s’avérèrent une Arlésienne, ce sont les partisans de l’Est qui s’extirpaient le mieux de la bulle anticyclonique qui barrait provisoirement le passage vers l’île d’Yeu. Morgan Lagravière prenait alors le commandement de la flotte et enroulait en tête l’île vendéenne au milieu de la nuit vendredi.

Dans le groupe de tête à la pointe de Penmarc’h, les plus au Sud prirent la poudre d’escampette, avec Morgan Lagravière en meneur de meute.
Et comme il n’y avait plus de tactique à appliquer et que le vent restait installé au secteur Sud-Ouest pour une quinzaine de nœuds jusqu’à l’arrivée, le jeune coureur s’imposait avec brio.

 Et les suivants :

Derrière le vainqueur de cette troisième étape, la bataille était rude pour l’octroi de la place de dauphin : Nicolas Lunven arrivait à sauver sa position malgré les attaques répétées et constantes depuis Belle-Île de Xavier Macaire 3ème, Fabien Delahaye (Skipper Macif 2012) 4ème et Michel Desjoyeaux (TBS) 5ème… Cette deuxième place remet le vainqueur de La Solitaire 2009 dans le match pour la dernière étape puisque Nicolas Lunven remonte à la sixième place au classement cumulé !

 La malchance de Yann

Mais l’évènement concomitant à l’avarie d’étai de Yann Eliès au large des Glénan est son retrogradage au profit de Frédéric Duthil : les 57 minutes de retard à Gijon ont été compensées par l’heure et demie qu’il gagne à Roscoff !
Sepalumic prend donc le commandement au classement général sur trois étapes avec près d’une demie heure d’avance sur Morgan Lagravière et 32 minutes sur Yann Eliès…

 Les mots de Morgan Lagravière (Vendée), premier à Roscoff :

« C’est avec grand plaisir que je la prends cette étape, surtout avec la manière. J’ai maîtrisé la course du début à la fin, dans des conditions variées, des vents forts, des vents plus faibles… un peu toutes les allures et du coup je pense que c’est une traversée assez complète. Je suis encore plus fier de pouvoir conclure sur une étape comme ça avec la part d’aléatoire qui était présente sur les deux étapes et qui était moins importante sur celle-là. C’était plus une vraie étape comme on a l’habitude d’en voir. C’est mon point fort, je sais faire aller vite un bateau ; avec les années je commence à le faire aller au bon endroit. La combinaison des deux sur cette étape a bien marché, d’autant plus quand il s’agit d’une course où c’est un peu tout droit et où il n’y a pas des options énormes. Ca fait un moment que j’ai fait une croix sur le général avec mon résultat de la première étape. Je prends les étapes une par une, j’essaie de prendre un maximum de plaisir. Il faut trouver du plaisir là où on peut le prendre comme l’étape d’aujourd’hui et on verra bien à la fin si ça se combine pour donner quelque chose de bien ».

 

 

 

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