Nouvelle campagne d’évaluation des stocks de poissons

Harengs, cabillauds, églefins, merlans … Comment se portent les stocks de poisson en mer du Nord et en Manche en 2017 ?

Vendredi matin, 20 janvier 2017, le Thalassa, navire océanographique de l’Ifremer, quitte le port de Boulogne-sur-Mer avec 23 chercheurs de l’Ifremer à bord pour sillonner pendant 20jours la Manche et la Mer du Nord.

Réalisée par l’Ifremer tous les ans en janvier / février depuis 1976, la campagne européenne d’évaluation des stocks de poissons IBTS (International Bottom Trawl Survey) permet de calculer un indice d’abondance des principales espèces de poissons commerciaux exploitées dans cette zone géographique. Harengs, cabillauds, églefins, merlans … « Ce type de campagne est toujours réalisé dans la même zone, à la même saison, avec des engins de pêche standardisés, afin que les données soient comparables d’année en année » explique Yves Vérin, ingénieur au Centre Ifremer Manche Mer du Nord à Boulogne sur Mer (Laboratoire Ressources Halieutiques) et chef de mission de la campagne IBTS.

Une coopération étroite entre 6 pays européens

Cette démarche favorise une meilleure gestion de la pêche. Pour obtenir des données comparables à l’échelle européenne, six pays (Norvège, Pays Bas, Grande Bretagne, Allemagne, Danemark, Suède) réalisent en parallèle le même type de campagne. L’ensemble est coordonné par le Conseil International pour l’Exploitation de la Mer (CIEM). Ces indices, qui seront cumulés à d’autres observations, notamment les débarquements des pêcheurs professionnels, serviront de base aux décisions sur les mesures européennes de gestion des ressources halieutiques, en particulier les quotas de pêche définis chaque année en décembre. 

60 chalutages de fond tout au long de la campagne

En 2017, des milliers de poissons seront prélevés lors de 60 chalutages de fond d’une durée de 30 minutes chacun. Ces poissons seront alors mesurés et leurs otolithes extraits.
A savoir: l’otolithe est un «petit os » situé dans l’oreille interne du poisson.
Les scientifiques comptent les stries qui se sont formées sur l’otolithe au cours de la croissance du poisson. Ils peuvent ainsi estimer son âge. Le but est d’obtenir une correspondance entre la taille et l’âge du poisson.

Par ailleurs, 120 stations au filet à larves de poisson sont prévues pendant la nuit. Seront également effectués tout au long de la campagne : l’échantillonnage du zooplancton et du phytoplancton, la collecte des œufs de poissons ainsi que les observations des oiseaux et mammifères marins en Manche. 

Les premiers résultats préliminaires d’IBTS 2017 seront présentés le 10 février à 11h lors d’une conférence de presse à bord du Thalassa, à Boulogne-sur-Mer. 

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