Pour Pierre Karleskind, Vice-Président à la mer :  » Il ne faut pas que la pêche soit la variable d’ajustement du Brexit « 

 

Ce mercredi 8 février, Pierre Karleskind, Vice-président de la Région Bretagne à la mer et aux infrastructures portuaires, était à Bruxelles pour y rencontrer la Commission européenne et défendre les intérêts actuels et futurs des professionnels de la pêche bretonne. 

Lors d’une première rencontre, au côté d’autres régions maritimes françaises, l’élu breton a souligné les difficultés de mise en œuvre du fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP) pour soutenir les investissements et les projets de toute la filière pêche en Bretagne.

Il a également fait part des incohérences de certaines règles de la politique commune des pêches dans leur application sur le terrain. Cela concerne par exemple les installations des jeunes pêcheurs et la remotorisation des navires existants, rendus difficiles par des critères trop restrictifs.

Pierre Karleskind a insisté sur les projets d’investissements portuaires en matière de pêche et leur importance pour les territoires. Commission et Régions ont convenu du besoin de rencontres régulières et d’un travail en commun pour l’évolution des règles actuelles et la préparation des règles futures.

Lors d’une seconde rencontre, la question des conséquences du Brexit a été portée auprès du directeur général des affaires maritimes de la commission européenne, Joao Aguiar Machado. Le Vice-président a évoqué les menaces pour l’ensemble de la filière pêche, dans sa globalité, du bateau à l’assiette.

Il a insisté pour que la pêche soit parmi les sujets centraux dans les négociations à venir. « Il ne faut pas que les emplois de cette filière soient la variable d’ajustement des négociations » a-t-il déclaré.

Pierre Karleskind a enfin proposé l’expertise du Conseil régional à la Commission européenne pour porter au mieux les intérêts de la pêche dans les futures négociations.

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