Presque un mètre de plus pour le niveau de la mer à horizon 2100

Après une intervention au Parlement européen la veille, le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), Rajendra Kumar Pachauri, a présenté à Paris, le 5 novembre, la synthèse du cinquième rapport de son organisme, adopté le 1er novembre. Climat : le rapport alarmant du Giec Martinique---Bord-de-mer-Photo AC   Presque un mètre de plus pour le niveau de la mer à horizon 2100 « Nous devons agir vite ! », s’exclame le Docteur Pachauri pour que le réchauffement climatique demeure sous la barre des 2°C. Sinon, dans le scénario le plus pessimiste, c’est-à-dire si les émissions de GES continuent à leur rythme actuel, l’augmentation des températures moyennes pourrait atteindre 4,8°C et le niveau des océans s’élever de quasiment un mètre (98 cm) à l’horizon 2100 par rapport à la période 1986-2005. Se détourner « massivement » des énergies fossiles Pour garder le cap des 2°C, les émissions mondiales de GES doivent être réduites de 40 à 70 % entre 2010 et 2050, et disparaître totalement d’ici 2100, estiment les scientifiques du Giec. Cela implique de se détourner massivement des énergies fossiles, d’améliorer fortement l’efficacité énergétique, ou encore de limiter la déforestation. Et selon les simulations conduites par le Giec, une politique climatique ambitieuse, permettant de demeurer sous la barre des 2°C de réchauffement d’ici à la fin du siècle, ne se solderait que par une faible réduction de la croissance de l’ordre de 0,06 % par an. Pour Laurent Fabius et Ségolène Royal, parmi les autorité présentes « des solutions existent. » La conférence de Paris en décembre 2015 devra apporter une réponse politique à la hauteur du constat des scientifiques. « Les prochaines étapes, la conférence de Lima, puis la présentation des objectifs nationaux de réduction des émissions au début de l’année 2015, seront décisives », selon Laurent Fabius qui cite le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon : « Il n’y a pas de plan B, car il n’y a pas de planète B ! » Source : http://www.campagnesetenvironnement.fr/

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