Quelques grands moments du Nautic

Ce vendredi, au Nautic, les visiteurs ont pu faire la rencontre d’Yvan Bourgnon, venu présenter la dernière partie de son tour du monde en solitaire sur un catamaran de sport ou encore d’Armel Le Cleac’h, en dédicace pour un guide de sécurité en mer. Mais ce que l’on retiendra aussi et surtout de cette journée, ce sont les remises des prix du Livre Maritime L’Express-Nautic, du Nautic Start-Up Contest mais également des Nautic Design Awards en présence de jurés prestigieux.Le programme du jour c’est sur www.salonnautiqueparis.com
La Morue, voyages et usages de Loïc Josse, aux éditions Glénat (320 pages) - Vainqueur du Prix du Livre Maritime L'Express-Nauti - © DR

La Morue, voyages et usages de Loïc Josse, aux éditions Glénat (320 pages) – Vainqueur du Prix du Livre Maritime L’Express-Nauti – © DR

Remise des prix du Livre Maritime L’Express-Nautic
Tous les ans, l’Express et le Nautic associent leurs passions de la mer pour célébrer les plus beaux livres maritime.
Ce rendez-vous, dont la vocation est de mettre à l’honneur le travail remarquable et sans cesse renouvelé des éditeurs de beaux livres, met l’art et la culture au cœur du salon. En cette année 2014, l’ouvrage qui s’est particulièrement distingué par son sujet, son iconographie, sa gravure, sa maquette, son papier et son édition est « La Morue, voyages et usages » de Loïc Josse, aux éditions Glénat (320 pages). Après Terre-Neuvas paru en 2010, l’auteur nous emmène dans la passionnante histoire d’un poisson tour à tour rond et plat. De là à prétendre comme Pascal Roth que l’on entre en morue comme on entre en religion… Depuis les vikings jusqu’à nos jours, on a pêché la morue dans tout l’Atlantique Nord et les circuits de commercialisation ont très tôt donné lieu à une mondialisation avant l’heure. La morue a occupé une place essentielle dans l’alimentation et la culture des peuples européens, mais aussi américains et antillais… . Ce poisson si populaire, devenu un symbole vulgaire, constitue peut-être une piste de réflexion mais méritait en tout cas un hommage à la hauteur de ce beau livre à l’iconographie abondante et souvent inédite.
A noter : le Prix Coup de Coeur de L’Express a été attribué à « Voyage autour du Pôle à bord de Tara« , de Vincent Hilaire aux Editions Hachette (240 pages).

Le Nautic Start-Up Contest
La Fédération des Industries Nautiques et Reed Expositions France, qui organise le Nautic, ont décidé

Nautic Start up contest - © Jérôme Dominé / AFP / Nautic 2014

Nautic Start up contest – © Jérôme Dominé / AFP / Nautic 2014

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Yvan Bourgnon -en escale au Marin,-photo Alain Cassim

de donner un coup de pouce professionnel aux start-up de la plaisance, en leur permettant de se faire connaître rapidement et efficacement du public mais aussi des professionnels. Ainsi a été lancé le Nautic Start-Up Contest en partenariat avec Nina et LE WEB. Entre le 20 et le 30 novembre 2014, les candidats ont donc envoyé un dossier répondant à cinq questions : Concept/Cible/Innovation/Business Model/Objectifs à long terme. Huit d’entre eux ont été retenus en pré-sélection par le jury. Les présentations se sont déroulées en deux phases : 3 minutes pour convaincre, 5 minutes de questions/réponses avec le jury. Les deux meilleurs dossiers, dans l’ordre Skippair et Tiwal, se sont vu offrir un stand gratuit au Nautic 2015. Le vainqueur, un service innovant de réservation de croisière, a été invité au WEB, un séminaire regroupant 3 200 participants, plus de 200 start-up et 300 journalistes venant de plus de 80 pays.

Claire de Skippair : « Notre ambition est de rendre accessible à tous le rêve de la mer et d’horizons lointains, le plaisir de glisser au fil de l’eau au rythme du vent et des vagues et faire découvrir la terre vue de la mer. Permettre à tous de prendre le large sans expérience préalable de la navigation et sans dépenser des fortunes ! Partir avec Skippair c’est choisir son skipper, son style de vacances et non pas uniquement un bateau et une destination. »

Dream Yacht Charter sacré meilleur loueur international
Pour la deuxième année consécutive, GlobeSailor a récompensé ce midi, sur son stand, les meilleurs loueurs de bateaux du monde. Dream Yacht Charter, avec 34 bases et plus de 600 bateaux s’est imposé dans la catégorie du meilleur loueur international. Côté français, c’est Liberty Sea, basé sur la côte d’Azur et la Corse qui a obtenu cette récompense avec une toute petite avance sur la base martiniquaise de Régis Guillemot. Enfin, North Sardinia Sail a été sacré meilleur opérateur national, face à Bomi Ship (Croatie) et Olympic Yachting (Grèce).

Yvan Bourgnon lève le voile sur la suite de son tour du monde
Après avoir entamé une aventure humaine inédite en octobre 2013, celle de réaliser en solitaire le premier tour du monde en catamaran de sport, non habitable et en solitaire. Après avoir traversé l’Atlantique, le Pacifique puis l’Indien et s’être échoué au Sri Lanka, le navigateur a lancé la construction d’un nouveau bateau qui sera terminée en janvier. Il repartira donc en février pour la dernière partie de sa circumnavigation dont il a présenté le détail ce vendredi, sur la scène Nautic, en fin d’après-midi. Il mettra donc d’abord le cap sur Djibouti avant de rallier Ouistreham en passant par Suez, Tanger et La Corogne (6 000 milles au total). Son arrivée en Normandie est prévue à la mi-juin 2015.

Remise des prix Nautic Design Award
Si la voile focalise l’essentiel de l’actualité course et aventure, le bateau à moteur reste l’activité majoritaire de la plaisance en France et dans le monde. Capitale de la création, Paris est le cadre chaque hiver des Nautic Design Awards, qui récompensent les plus beaux dayboats et cruisers produits en série. Le grand public, en ligne et sur le salon lui-même, participent pour la moitié des droits de vote, tandis que le jury professionnel compte pour l’autre moitié. Ce jury est présidé par Odile Decq, icône de l’architecture contemporaine, secondée par Philippe Starck, le designer le plus célèbre au monde étant aussi un vrai passionné de bateaux. Autour de ces maîtres du design, les journalistes de Moteur Boat, de Neptune, de Sport&Style et de la presse étrangère apportent leur expérience de spécialistes ayant essayé chaque concurrent.

Avec plus d’un millier de votes, et de longues délibérations du jury, les lauréats 2014 ont été dévoilés ce jour dans le Hall4 du Nautic :

Catégorie Day Boats :
Frauscher 747 Mirage : présenté par Stephan Frauscher lui-même, ce canot signé par le célèbre designer Gerald Siska (à qui l’on doit le design radical des KTM par exemple) sort des sentiers battus en proposant un objet entièrement consacré au plaisir de pilotage. Carène magnifique, au comportement vraiment sportif, plan de pont dépouillé, prises d’air profilées, ce design sans compromis a séduit près de 40% du grand public !

Le Frauscher est également élu Coup de Cœur par le magazine Sport&Style, édité par l’Equipe.

Catégorie Cruisers :
Prestige 420 Fly : Loger une famille, donc des cabines et des aménagements complets pour de longues croisières dans une coque tout en restant harmonieux n’est pas simple. La compétition dans la catégorie cruisers a été féroce, les deux premiers arrivant à égalité de points. Le vote du jury faisant autorité dans ce cas de stricte égalité, c’est la Prestige 420 qui l’emporte, dessinée par le trio J&J Design, JP Concepts et Garroni Design. Cette vedette propose un compromis difficile à prendre en défaut entre silhouette classique, volumes familiaux et lumineux, finitions et agrément général.

Mais le Nautic, c’est aussi une vitrine de Noël inédite, avec beaucoup de Premières Mondiales. Chez Bénéteau, ce sont les nouveaux Flyer Sundeck, qui complètent cette nouvelle gamme signée Style&Design présentée l’année dernière, caractérisée par une très performante carène Airstep optimisée par Tanguy Le Bihan. Beaucoup plus imposante, la Monte Carlo 4S, petite sœur de la MC5 arrivée en finale du Nautic Design Award, au coude à coude avec la Prestige 420 Fly. Chez Jeanneau, les Merry Fisher 695 et Velasco F de Jeanneau, déclinaison plus classique de la Velasco présentée l’an dernier. Autre belle surprise, l’inédite et très belle Sealine 330S, qui trône à côté de la 380 nominée aux Nautic Design Awards. Sans oublier la Parker 610S, les nouveaux Quicksilver, le nouveau Rhéa 30, déclinaison plus habitable de ce pêche-promenade à la silhouette traditionnelle. Relancée récemment, la gamme White Shark, toute de couleurs vêtue, accueille un nouveau 270 cette année. Egalement 100% made in France, et de 100% qualité, les nouveaux Ocqueteau Ostrea 600 et T-Top prennent aussi des couleurs après que la marque ait remporté le titre de Moteur Boat de l’année.

Cette année marque aussi un tournant important dans l’histoire du motonautisme avec l’acquisition par le groupe Bénéteau de REC Boats, l’un des principaux acteurs du marché américain avec les célèbres marques Glastron, Four Winns, Scarab ou WellCraft. Toutes exposent leurs derniers modèles au Nautic, affichant sans complexe leur forte identité. Non loin, les spécialistes de la glisse que sont Malibu, Nautique, Axis ou Chaparral dévoilent les derniers modèles de bateaux spécifiquement conçus pour créer la vague idéale…

Les français, toujours leaders du pneumatique.
Occupant une place de choix dans le hall 1 du Nautic, les unités pneumatiques de tailles moyennes sont largement représentées par les marques françaises Bombard, ProMarine, Zeppelin ou Zodiac.

Le groupe Zodiac récemment restructuré – dans lequel l’actionnaire majoritaire Open Gate vient d’injecter près de 5 millions d’euros – brille au Nautic avec la présentation de quatre attrayants nouveaux modèles. Chez Zodiac, le Medline 660 fait la part belle au farniente avec un plan de pont très largement consacré aux bains de soleil de la proue à la poupe ! Son cousin Bombard présente quant à lui un somptueux 690 Explorer ainsi qu’un remarquable petit Bombster 500. Complétant une gamme existante, l’Explorer 690 se caractérise par une carène marquée par un V profond assurant un comportement très sécurisant. L’unité s’adapte ainsi tant à une pratique sportive que familiale grâce en partie à ses flotteurs en hypalon et à des aménagements variés disponibles à la carte. Le nouveau Bombster 500 est remarquable du fait d’un prix d’appel ultra compétitif. À moins de 10 000 € prêts à naviguer, équipés d’un moteur hors-bord de 50 chevaux, il vient très clairement concurrencer les unités disponibles sur le marché de l’occasion. Enfin, pour les baroudeurs et les professionnels, Zodiac Milpro est désormais une marque indépendante, qui présente au Nautic d’impressionnants engins.

Fabrication 100 % Française pour les unités du constructeur Zeppelin, très présent avec ses derniers modèles dont le XVPRO 6.99, et Promarine avec son petit dernier le 550 Manta. Un semi-rigide qui gagne en polyvalence grâce à son large plan de pont, mais qui reprend les caractéristiques très techniques propres à la marque bretonne : carène incisive, rapide, sûre.

Des Gomones impériaux
Sur le marché plus large et plus haut de gamme des « Gomones » — ces semi-rigides doté de tout le confort d’une unité de croisière, du cabinet de toilette à la couchette d’appoint –, les nouveautés se déclinent en très grandes tailles. Plus de treize mètres pour le Prince 43 CC et une taille plus raisonnable, mais un niveau de finition tout aussi léché pour l’inédit 30 pieds dévoilé au Nautic. Autre nouveauté, le Lomac Adrenalina 7,5 qui rejoint une gamme à l’esthétique soignée, tout comme Capelli, dont le Tempest 800 est arrivé en finale des Nautic Design Awards. Les autres italiens sont aussi très présents dans les Hall 1 et 2.2 avec une offre étonnante de finition chez ZAR ou encore BSC, BWA, Joker…

Motorisation, l’ère des calculateurs
Pour mener à bon port ces belles carènes, les motoristes soignent leurs produits et continuent de nous surprendre à l’image de la toute nouvelle gamme de moteurs hors-bord 2 temps Evinrude E-Tec qui ne nécessite presque plus d’entretien. C’est en effet une technologie novatrice qui se cache derrière un carénage au design peu commun, dopant des blocs moteurs désormais capables de tourner près de 500 heures sans nécessiter de révision. Novateur également le Helm Master développé par Yamaha qui permet à des unités de 9 à 13 mètres de manoeuvrer à 360° à l’aide d’un simple joystick et sans recourir à l’installation d’un propulseur d’étrave. La technologie s’appuie sur un calculateur qui va piloter indépendamment les deux ou trois moteurs hors-bord de l’embarcation lui permettant d’évoluer latéralement ou de pivoter sur place. Parallèlement à cette innovation, qui répond à l’offensive de Mercury Marine, Yamaha présentait au Nautic un nouveau moteur 4 temps injection de 130 cv, une puissance désormais moyenne pour propulser les semi-rigides et petits pêche-promenades.

Le Nautic c’est jusqu’à dimanche –

Le programme du jour sur www.salonnautiqueparis.com

 

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