Rames Guyane : arrivée en Guyane de Catherine Barroy !! Chapeau Madame !

Info du 27/12/2014 – J+70 … Joie et délivrance pour Catherine, la galère pour McCoy et Olivier Montiel… résistance pour Olivier Bernard et Philippe Malapert bien déterminés à passer la ligne.

Rames Guyane C.Roy -Ce matin, Catherine Barroy a coupé la ligne d’arrivée à 3h40 (heure locale) prenant du coup la 6ème place derrière Salomé Castillo. Après tant d’effort et près de 70 jours de mers, Catherine aura été contrainte hier soir, sur les conseils avisés de son routeur Stéphane Barbet, de poser son ancre alors qu’elle ne voyait pas encore la côte afin de ne pas se faire emporter trop au Nord et de louper la ligne. Quelque heures plus tard, elle avait enfin retrouvé des vents et des courants plus favorables. Elle put alors reprendre sa route en redoublant d’effort aux avirons pour réussir enfin à couper cette ligne à 3h40 (heure locale).

Derrière elle, Olivier Bernard et Philippe Malapert ont connu eux aussi la même dérive après avoir dépassé le Cap Orange et ont dû à leur tour jeter l’ancre en pleine mer dans l’attente de vents meilleurs. Dans ce moment délicat, Philippe indique que son seul objectif reste de traverser l’Atlantique à l’aviron et qu’il n’est pas question pour lui de renoncer si près de l’objectif. Le basculement des vents sera sans doute demain le signal de reprise vers les îles du Salut. Dans leur sillage avec l’espoir d’en finir dans un dizaine de jours, Mathieu Martin progresse à une allure désormais régulière. Malgré toutes les galères, il continue de s’émerveiller du monde qu’il traverse quotidiennement. Même quand c’est dur, l’aventure reste belle.

Au-dessus de lui, Patrice Charlet (alias Mac Coy) et Olivier Montiel ne parviennent toujours pas à s’extirper de la nasse de laquelle il se sont enfermés depuis plusieurs jours. Pour Patrice, l’équation est simple, il ne dispose plus d’assez de vivres pour mener son projet à son terme. Conscient de cette situation, il pourrait solliciter le concours du bateau d’assistance « Le Béru » pour un remorquage lui permettant de rejoindre au plus vite le courant sud-équatorial. Pour l’heure , il s’efforce par tous les moyens de freiner sa dérive en adoptant un sens de déplacement opposé au courant. Devant eux, Rémy poursuit sa progression vers l’ouest et n’a toujours pas rencontré cette veine de courants qui pourraient le repousser vers le Nord-Ouest.

Gérard Marie, quant à lui, navigue désormais au plus près de la route de l’orthodromie mais se dit préoccupé par l’expérience malheureuse de ses deux collègues prisonniers de ce maelström. Après tout ce qu’il a donné pour en arriver là, il souhaite absolument couper la ligne. Pour cela, il sait qu’il doit poursuivre ainsi et s’apprêter à descendre très bientôt vers le Sud à travers ce courant traversier avec l’espoir d’un passage moins compliqué.

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