Restauration de l’ancienne usine sucrière de Sainte-Rose à la Réunion

Grâce au mécénat de la Fondation Total, la Fondation du patrimoine a apporté un soutien de 150 000 € à la sauvegarde et à la valorisation de l’ancienne usine sucrière de Sainte-Rose, sur l’île de la Réunion.

L’inauguration de la première phase de travaux a eu lieu Mardi 26 novembre 2013 à Sainte-Rose

Reunion Photo Alain Cassim

L’ancienne usine sucrière se situe entre le bourg de Sainte-Rose et celui de Piton Sainte-Rose, au cœur du quartier de Ravine Glissante, à l’Est de l’île de la Réunion.

Le site, composé à l’origine de plusieurs bâtiments, s’étend sur plus de 5 000 m².
Son activité a favorisé l’essor du village de Ravine Glissante, qui s’est construit autour du complexe sucrier, et où de nombreux travailleurs et leurs familles se sont installés.
Le site a été l’un des plus actifs de la période sucrière de 1850 à 1950, époque où la commune de Sainte-Rose était le pôle industriel de l’Est, avant d’être remplacé par des sites voisins mieux desservis.

Dès 1833, les familles Desbassayns et Faucon-Laborie font l’acquisition de terres à Ravine Glissante sur lesquelles elles construisent une usine sucrière. En 1848 les Lory des Landes rachètent le domaine et y ajoutent une distillerie d’alcool et de rhum.

La famille Adam de Villiers, propriétaire à partir de 1896, vend l’usine en 1920 à Joseph Mourouvin, fournisseur de bois de toutes les sucreries de l’Est de l’île.
L’usine est abandonnée en 1954.
Par arrêté du 2 mai 2002, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en totalité, y compris son terrain et sa cheminée.

Volcan Reunion Photo ACassim

Le complexe sucrier est aujourd’hui la propriété de la commune de Sainte-Rose. Depuis son abandon les bâtiments se sont fortement dégradés.

La commune a lancé en 2011 un vaste chantier de restauration afin de réhabiliter le site et d’y développer un espace culturel et touristique.
Une première phase de travaux a été entreprise sur deux bâtiments : une ancienne salle de 120 m2 utilisée pour la pesée et le conditionnement du sucre, et un bâtiment de 380 m qui servait d’atelier et de forge pour la fabrication et la réparation des machines.

Grâce au mécénat de la Fondation Total, la Fondation du patrimoine a apporté un soutien de 150 000 euros à cette première phase de travaux. Celle-ci est aujourd’hui achevée. Elle été réalisée dans le cadre de chantiers d’insertion organisés par l’association CHAM (Chantiers Histoire & Architecture Médiévales). Seize personnes du village ont ainsi pu participer au projet de réhabilitation.

www.fondation-patrimoine.fondation-total.org

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