Route du Rhum : le « corps de ballet » de Sam Davies

On s’était dit rendez-vous dans 20 ans…

Le premier équipage féminin du Trophée Jules Verne se retrouve à St Malo
Tracy Edwards, Sam Davies, Miranda Merron, Adrienne Cahalan, Emma Westmacott, Mikaela Von Koskull, Frederique Brule, Helena Darvelid et Hannah Harwood, neuf des onze filles à avoir composé en 1998 le seul équipage féminin à tenter le Trophée Jules Verne, record autour du monde à la voile en équipage, sans escale ni assistance, se retrouveront à St Malo, jeudi 25 octobre.

Celles qui visaient, il y a 20 ans, le record d’Olivier de Kersauson à bord du Royal Sun Alliance seront réunies au cœur de la Cité Corsaire pour évoquer cette inoubliable aventure commune. Un challenge qui était à la hauteur de ces navigatrices de talent, un rêve qui se brisa en même temps que leur mât au large de la Nouvelle Zélande après 43 jours de mer.

A l’époque, âgée de seulement 23 ans, Sam Davies réalisait un rêve d’enfant. C’est grâce à Tracy Edwards qu’elle découvrit la course au large et c’est avec son soutien qu’elle trouva la confiance nécessaire pour se lancer dans une carrière de navigatrice professionnelle.

Symboliquement, ce « girls-only meeting » se tiendra à bord d’Energy Observer, navire fonctionnant grâce aux énergies renouvelables et à l’hydrogène, construit à partir du catamaran de course. Ces grands noms de la course au large au féminin encourageront leurs anciennes coéquipières : Sam et Miranda, deux des cinq navigatrices engagées sur la transatlantique en solitaire, la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, départ le 4 novembre.

Tracy Edwards s’affaire actuellement à restaurer son voilier bien-aimé, Maiden (themaidenfactor.org), pour l’emmener sur un tour du monde de deux ans avec un nouvel équipage entièrement féminin, des skippers de légende qui porteront un message fort pour l’éducation des filles.  

« C’est Tracy Edwards qui m’a donné envie de faire de la course au large. A l’époque, j’étais au lycée, je naviguais pour le plaisir et je ne savais même pas que le Vendée Globe existait ! Avant, je pensais que « faire le tour du monde » c’était pour les fous (rires)! Mais grâce à l’expérience accumulée dans la course au large en solitaire, à travers les circuits Mini et Figaro, je me sentais suffisamment compétente et confiante pour faire quelque chose d’encore plus grand. » se souvient Sam Davies, aujourd’hui skipper Initiatives-Cœur, sur le point de réaliser sa 25ème transatlantique.

 
 
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