Selon le baromètre de l’économie maritime,la volonté d’investir se confirme

A l’occasion des 7èmes Assises de l’économie maritime et du littoral, le baromètre PwC de l’économie maritime révèle qu’en dépit d’une légère baisse de confiance, 63% des entreprises interrogées affichent leur optimisme quant à l’évolution de la conjoncture au cours de l’année 2011.

La volonté d’investir se confirme, mais la question environnementale perd du terrain.
PwC, partenaire des 7èmes Assises de l’économie maritime et du littoral de Dunkerque qui viennent de se teminer, publie les résultats de la 3ème édition du Baromètre de l’Économie maritime.

Totalement refondu, le Baromètre comporte une enquête d’opinion réalisée auprès de 202 dirigeants de l’Économie maritime en octobre 2011, ainsi qu’un panorama général des principaux secteurs (transport maritime, ports de commerce, construction et réparation navale, assurances maritimes, nautisme, offshore et énergies marines renouvelables, pêche et les produits de la mer).

NAUTICALES-2011 @A.CASSIMLes différents secteurs vivent de manière très diverse la crise économique actuelle.
Malgré une légère baisse de l’optimisme des dirigeants, la volonté d’investir se confirme.

D’après le baromètre d’opinion 2011, 63% des entreprises interrogées sont assez ou très optimistes quant à l’évolution de leur secteur d’activité pour l’année à venir.
« Tout comme l’année dernière, nous notons une légère baisse de l’optimisme qui a perdu 8 points en 2 ans » commente Gil Sandillon, Associé PwC.

S’agissant de la situation de leur propre entreprise à 12 mois, les dirigeants sont 73% à s’estimer optimistes, voire très optimistes. Ils étaient 77% en 2010, et 85% en 2009. Gil Sandillon confirme : « Malgré l’incertitude économique actuelle, près de deux tiers des entreprises interrogées restent confiantes dans l’avenir ».

La moitié des dirigeants envisage d’investir dans les 6 mois à venir, tout comme en 2009 et 2010.
La majorité des interviewés confirme leur satisfaction en ce qui concerne la situation de leur trésorerie (58%), de leur carnet de commande (62%) ou de leur rentabilité (58%).
L’emploi est plutôt stable, 19% des interviewés se disent prêts à recruter du nouveau personnel au cours des trois mois à venir.

 La protection environnementale perd du terrain au sein des entreprises

76% des dirigeants interrogés sont convaincus que leur impact sur l’environnement est assez faible (40%) voire très faible (36%). Près de la moitié d’entre eux ont mis ou sont en train de mettre en place des mesures plus coûteuses pour leur entreprise, comme des mesures de réduction de la consommation d’énergie (58%) et des investissements en matériels plus respectueux de l’environnement (52%).
Enfin, 21% des dirigeants interrogés souhaitent utiliser ou produire des énergies renouvelables.

Le contexte économique difficile serait un frein pour des actions en faveur de l’environnement, même si les deux tiers des chefs d’entreprise se déclarent prêts à faire des efforts financiers pour rendre l’entreprise plus vertueuse.

 Quelques tendances qui marquent l’économie maritime aujourd’hui :

L’incertitude économique touche tous les acteurs. Selon les données du FMI ci-dessous, les perspectives économiques mondiales sont à la baisse, impactant les acteurs de l’économie maritime.

Le développement des énergies marines renouvelables représente une véritable opportunité pour l’ensemble des acteurs, principalement ceux de l’offshore, de la construction et réparation navale, et des ports.
En effet, le Président de la République a officiellement lancé le 11 juillet 2011 l’appel d’offres éolien offshore portant sur l’installation de 600 éoliennes au large des côtes françaises, soit une puissance installée de 3000 mégawatts (MW).Eoliennes  Bretagne developpement
Cet appel d’offres représente un investissement d’environ 10 milliards d’euros pour les développeurs candidats, soit un coût de construction d’environ 3,5 millions d’euros par mégawatt.

En France, un niveau de surcapacité de production est atteint pour certains secteurs à forte intensité capitalistique.
Ce constat est valable au niveau mondial, il touche – dans une mesure différente – tous les acteurs du secteur, notamment la plaisance, l’offshore, la pêche et la construction navale.

 A propos du Baromètre de l’Économie maritime

Le Baromètre PwC de l’Économie maritime inclut désormais à la fois des indicateurs dit « avancés » et des données économiques et statistiques établies sur des périodes de temps plus longues.
Il est composé d’un baromètre d’opinion, dont l’administration du questionnaire a été confiée à l’IFOP — auprès de 202 dirigeants de l’Économie maritime dans le courant du mois d’octobre 2011 — et d’un panorama général fondé sur les données quantitatives simples que sont le chiffre d’affaires et l’emploi dans ces secteurs.
PwC a donc fait évoluer ce document en 2011 pour refléter les variables économiques qui impactent ses acteurs et étudier des indicateurs clés propres à sept secteurs (transport maritime, ports de commerce, construction et réparation navale, assurances maritimes, nautisme, offshore et énergies marines renouvelables, pêche et les produits de la mer).

Source : www.pwc.fr <www.pwc.fr>

 

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