Sur les ondes pour un futur record, Banque Populaire V et son nouveau chef d’orchestre, Loïc Peyron

Le maxi Banque Populaire V, skippé par Loïc Peyron à la tête de treize hommes d’équipage sera
bientôt dans les starting blocks pour repartir à l’assaut du trophée Jules Verne actuellement détenu
par Franck Cammas en 48 j 7h 44’ 52’’.

Loïc Peyron et ses 13 marins chevronnés ont fait une petite excursion parisienne, lundi pour se
présenter à la presse, avant de prendre la mer pour 72 h afin de finaliser les derniers réglages en
vue du Jules Verne.
Le nouvel équipage du multi géant de Banque Populaire est d’ores et déjà en veille météo afin de se tenir prêt à partir pour tenter de reprendre à Franck Cammas et son multi Groupama 3 le mythique Trophée Jules Verne.
« Nous partirons avec 46 jours de nourriture » lance l’œil malicieux, le skipper Loïc Peyron, histoire d’afficher clairement les ambitions du maxi.

Banque Populaire VLe record à battre est de 48j 7h 44’ 52 ‘’. Mais le marin Baulois, qui sait mettre la pression, est trop fine
mouche pour ignorer les aléas de telles tentatives et avoue qu’il se contenterait de « battre le record
d’une heure, voire d’une minute ou d’une seconde du moment qu’il est battu ».


Savoir jouer du vent

Sa stratégie, être prêt le plus tôt dans la saison, c’est-à-dire d’ici la fin du mois, pour avoir la possibilité de revenir pour un deuxième départ en cas de pépin ou de retard trop flagrant en Atlantique.
« Il faut être en 6 j et demi à l’Equateur, mais le record se joue aussi sur la remontée et c’est trop loin dans le temps pour les modèles météo » explique le skipper.

Une méteo qui devra être performante

« On regarde 21 modèles météo. Sur les 5j c’est fiable, sur 12 j il y a des risques de dispersion, au-delà on a juste une tendance générale » renchérit Juan Vila, le navigateur espagnol embarqué qui sera hors quart comme Loïc Peyron. Il travaillera en binôme avec le routeur Marcel Van Triest, à terre.

De grands marins expérimentés

L’équipage est réparti en 3 quarts de 4 marins, l’un sous la direction du maître-voilier Jean-Baptiste
Le Vaillant, l’autre sous celle de Frédéric Le Peutrec, déjà détenteur du Jules Verne sur Groupama 3
et le dernier dirigé par le suisse Yvan Ravussin, lui aussi une référence dans le multicoque.
La plupart des équipiers navigue sur ce multicoque de 40 m de long sur 23 m de large depuis sa mise à l’eau.
Un skipper sans faille

Loïc Peyron qui a pris en main le maxi Banque Populaire le 19 juin dernier à la suite de la rupture
de contrat avec Pascal Bidégory a déjà engrangé le chrono du Record SNSM, de la traversée de la
Méditerranée et celui du Fasnet cet été.
Il ne cache pas son admiration pour la conception de cette machine de course, née du crayon des architectes Van Peteghem- Loriot Prévost, à la fois « très puissante mais très fiable, très sûre ».

Des navigations qui ont permis au skipper référence de la classe multicoque de prendre en main sa machine et de solidariser autour de sa personnalité l’ensemble de l’équipage.

Ce skipper au palmarès long comme un jour sans pain se définit comme « un chef d’orchestre sachant écouter et pousser ses hommes à se surpasser ».

Aucun doute sur le talent et les capacités du triple vainqueur de la Transat anglaise à jouer une nouvelle partition victorieuse, si les océans le veulent bien.

Patricia-M. Colmant pour Seableue

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