Tara est arrivé à 18h35 dans le port de Lorient et a ainsi bouclé son tour de l’Arctique.

Le voilier polaire Tara a retrouvé ce samedi soir Lorient, son port d’attache, après une expédition de sept mois autour de l’océan Arctique baptisée Tara Oceans Polar Circle.

Tara Lorient Photo R Audic

L’occasion pour Lorient Agglomération de s’associer à la Ville de Lorient, l’association Idées Détournées et la Sellor pour faire de cette arrivée de nuit un final inédit au coup d’envoi des illuminations de Noël du centre-ville.

Eclairage évènementiel de la goélette, du site et des bateaux amarrés aux pontons, fanfare de cuivres, soupe et vin chaud, projection de documentaires… tout a été  mis en œuvre pour organiser ce rassemblement populaire festif.

Tara - Lorient Photo R.Audic

Plus d’un millier de Lorientais avait fait le déplacement, Norbert Métairie le président de Lorient Agglomération en tête pour accueillir Tara, Etienne Bourgois et toute son équipe.

Cette mission scientifique Tara Oceans Polar Circle  autour du pôle Nord, dans l’océan arctique. met un point final à Tara Oceans la mission d’étude des micro-organismes marins, opérée par la goélette entre 2009 et 2012 sur tous les océans du monde, excepté à l’époque l’océan polaire.

Depuis le mois de mai pendant les quelques 25 000 km parcourus autour du pôle Nord, les chercheurs ont réalisé 55 stations de prélèvements de micro-organismes, et récolté quelque 5 000 échantillons de plancton qui seront étudiés dans les laboratoires scientifiques internationaux.

Tara photo R.Audic

La route et les missions de Tara 

La mission scientifique autour de l’océan Arctique de 25 000 kms, a emprunté les passages du Nord-Est et du Nord-Ouest dans la même saison. Soutenue par agnès b., la Fondation Albert II de Monaco, le CNRS, le CEA, l’EMBL, Lorient Agglomération, la Fondation EDF ainsi que d’autres partenaires privés et publics, cette expédition s’est intéressée à la biodiversité planctonique en Arctique.
En incluant l’océan Arctique, Tara Oceans Polar Circle parachève ainsi l’ambition de l’expédition Tara Oceans (2009-2012) : récolter du plancton dans tous les océans du monde pour comprendre comment les océans réagissent aux grands changements en cours.
En complément, d’autres questions ont été étudiées, comme l’évaluation des taux de mercure présents dans la mer ou encore la concentration de particules de plastique.

En tout ce sont 55 stations scientifiques qui ont pu être effectuées dans des conditions extrêmes et près de 5 000 précieux échantillons qui ont été récoltés. « Nous avons pu mener à bien l’ensemble de notre mission, au-delà de nos espérances avec une demi-douzaine de stations de prélèvements supplémentaires à celles prévues » explique Eric Karsenti le directeur scientifique de la mission.

Les analyses des échantillons se poursuivront dans les laboratoires pendant des années mais en 2013, quatre ans après le début de Tara Oceans, huit publications scientifiques ont déjà vu le jour. Ces articles sont encore consacrés à des sujets bien précis. Le programme de recherche Oceanomics prévu sur 7 ans a commencé en mars 2013 avec les milliers d’échantillons récoltés pendant Tara Oceans et Tara Oceans Polar Circle. Données qui seront structurées puis utilisées pour comprendre le fonctionnement de la biodiversité planctonique et de la pompe à carbone océanique ainsi que pour identifier à terme certains composés dans le domaine de la pharmaceutique par exemple. Les premières données ont été mises en ligne à disposition de la communauté scientifique. « C’est sûrement l’un des achèvements le plus important d’une telle expédition, reprend Éric Karsenti. C’est un peu comme une bibliothèque, les chercheurs du monde entier pourront travailler sur les échantillons, sans que nul ne sache ce qu’il en sortira. »

Durant ces derniers mois en Arctique, Tara Expéditions a également interpelé les décideurs et la société sur les enjeux écologiques les plus urgents en Arctique en publiant notamment un plaidoyer pour l’Arctique.*

Ce sont aussi près de 10 000 élèves qui ont suivi l’expédition au travers du dispositif « Echos d’escale ». Ils ont pu découvrir les grandes questions environnementales qui touchent l’Arctique. Les plus grands prolongeront cette découverte avec l’opération « Du bateau aux labos » qui leur permet d’utiliser des vraies données scientifiques et d’être en contact avec les chercheurs qui exploitent les échantillons récoltés.

Le retour de Tara sera fêté demain dimanche 8 décembre à 14h30 sur la scène du Salon Nautique en présence de tous ses protagonistes.

 

 

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